שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 209

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · erreur et safek dans la berakha du vin · 3 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Tromperie de coupe, tokh kedei dibbour, et safek si l'on a beni.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETTromperie de coupe, tokh kedei dibbour, et safek si l’on a béni
OUIOuvert pour shehakol, dit gafen par erreur
coupe de bière ou d’eau : à shem et malkhout il visait la berakha propre à cette espèce ; on ne le fait pas revenir
OUIPensait vin, achevé shehakol
selon certains : ouvert pour gafen, souvenu que c’est bière ou eau, achevé shehakol : il s’est acquitté
OUIGafen puis shehakol tokh kedei dibbour
il a dit borei pri ha-gafen shehakol nihiya bi-dvaro : il s’est acquitté
NONSafek s’il a béni
toutes les berakhot : doute s’il a béni ou non : on ne bénit ni au début ni à la fin
OUIBirkat ha-mazon
seule exception : elle est de la Torah ; en cas de doute on bénit
REMAVin en main pris pour de l’eau, ouvert pour shehakol, souvenu et dit gafen : il s’acquitte (même shehakol l’aurait acquitté). Coupe d’eau ou de bière bénie gafen par erreur, vin devant les autres et aussi en tête : en buvant ensuite du vin, pas besoin de bénir encore
L’intention au shem et à la malkhout, ou la correction tokh kedei dibbour, sauve la berakha. En safek si l’on a béni : on ne revient pas, hors birkat ha-mazon.

לקח כוס של שכר או של מים ופתח ואמר ברוך אתה ה' אלהינו מלך העולם על דעת לומ' שהכל וטעה ואמר בפה"ג אין מחזירין אותו מפני שבשעה שהזכי' שם ומלכות שהם עיקר הברכה לא נתכוין אלא לברכה הראוי לאותו המין ויש אומרים שאם לקח כוס שכר או מים וסבור שהוא של יין ופתח ברוך אתה ה' אלהינו מלך העולם על דעת לומ' ב"פ הגפן ונזכ' שהוא שכר או מים וסיים שהכל יצא: הגה וכל שכן אם היה בידו יין וסבור שהוא מים ופתח אדעתא לומר שהכל ונזכר ובירך בפה"ג שיוצא שהרי אף אם סיים שהכל יצא [טור]:

S'il a pris une coupe de bière ou d'eau, et a ouvert et dit « Baroukh ata ה' Elokenou melekh ha-olam » à l'intention de dire shehakol (par Qui tout existe par Sa parole), et s'est trompé et a dit borei pri ha-gafen (Qui crée le fruit de la vigne) : on ne le fait pas revenir, parce qu'à l'heure où il a mentionné shem (Nom) et malkhout (royauté), qui sont l'essentiel de la berakha, il n'a eu l'intention que de la berakha propre à cette espèce. Et certains disent : s'il a pris une coupe de bière ou d'eau et pensait que c'était du vin, et a ouvert « Baroukh ata ה' Elokenou melekh ha-olam » à l'intention de dire borei pri ha-gafen, et s'est souvenu que c'est de la bière ou de l'eau, et a achevé shehakol : il s'est acquitté. (Rema : et à plus forte raison s'il avait en sa main du vin et pensait que c'était de l'eau, et a ouvert à l'intention de dire shehakol, et s'est souvenu et a béni borei pri ha-gafen : il s'acquitte, car même s'il avait achevé shehakol, il se serait acquitté [Tour].)

לקח כוס של שכר או מים ובירך ברוך אתה ה' אלהינו מלך העולם בפה"ג ותוך כדי דיבור נזכר שטעה ואומ' שהכל נהיה בדברו וכן היתה אמירתו ברוך אתה ה' אלהינו מלך העולם בפה"ג שהכל נהיה בדברו יצא: הגה ואם היו אחרים שותים ג"כ ויין לפניהם ודעתו ג"כ על יין שהיה סבור שבכוסו יין ובירך בפה"ג ונמצא אח"כ שבכוסו מים או שכר כשחוזר ושותה אח"כ יין א"צ לחזור ולברך ויוצא בברכה שבירך על כוסו אע"פ שהיתה בטעות דהא דעתו היה לשתות ג"כ שאר יין גם הוציא האחרי' ששותין שם ולכן ברכתו ברכה (תשובת מהרי"ל סי' צ"ב ב"י ססי' ר"ו):

S'il a pris une coupe de bière ou d'eau et a béni « Baroukh ata ה' Elokenou melekh ha-olam borei pri ha-gafen », et tokh kedei dibbour (dans le temps d'une parole) s'est souvenu qu'il s'est trompé, et dit « shehakol nihiya bi-dvaro » : et ainsi était son dire « Baroukh ata ה' Elokenou melekh ha-olam borei pri ha-gafen shehakol nihiya bi-dvaro » : il s'est acquitté. (Rema : et s'il y avait d'autres qui buvaient aussi, et du vin devant eux, et qu'il avait aussi en tête du vin, pensant que dans sa coupe il y avait du vin, et qu'il a béni borei pri ha-gafen, et qu'on a trouvé ensuite que dans sa coupe il y avait de l'eau ou de la bière : lorsqu'il revient et boit ensuite du vin, il n'a pas besoin de revenir et de bénir, et il s'acquitte par la berakha qu'il a bénie sur sa coupe, même si elle était par erreur : car voici son intention était de boire aussi d'autre vin, et aussi il a acquitté les autres qui boivent là ; c'est pourquoi sa berakha est berakha (techouvat Maharil siman 92, Beth Yossef à la fin du siman 206).)

כל הברכות אם נסתפק אם בירך אם לאו אינו מברך לא בתחלה ולא בסוף חוץ מבהמ"ז מפני שהוא של תורה:

Toutes les berakhot : s'il a un safek (doute) s'il a béni ou non, il ne bénit ni au début ni à la fin, hors birkat ha-mazon (les grâces), parce qu'elle est de la Torah.