שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 212

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · l'essentiel exempte l'accessoire · 2 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Ikar et tafel, pain avec le poisson sale, et rakiqin sous la confiture.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETIkar et tafel, pain avec le poisson salé, et rakiqin sous la confiture
À FAIREBénir sur l’ikar
l’ikar exempte le tafel, berakha d’avant et d’après, mêlés ou chacun à part
OUIPain tafel au poisson salé
on bénit sur le poisson et l’on exempte le pain, même si le pain est plus important que tout : on le mange pour qu’il ne nuise pas à la gorge
OUIRakiqin sous la merqahat
les gaufrettes minces sont tafel à la confiture : on n’a pas l’intention de manger du pain
NONTafel mangé d’abord
on bénit d’abord sur l’aliment tafel, seulement shehakol : boire ensuite, ou noyaux de cerises pour adoucir la boisson
REMACertains : si le tafel est haviv, on bénit sur lui puis sur l’ikar. L’exemption de l’ikar vaut s’ils sont mangés ensemble ou si l’ikar vient d’abord. Tafel d’abord : shehakol seulement.
On bénit l’essentiel et l’accessoire est exempté, même le pain s’il n’est là que pour aider. Si l’accessoire passe avant, il reprend une berakha — shehakol.

כל שהוא עיקר ועמו טפילה (פירוש דבר בלתי נחשב) מברך על העיקר ופוטר את הטפילה בין מברכה שלפניה בין מברכה שלאחריה לא מבעיא אם העיקר מעורב עם הטפל אלא אפי' כל אחד לבדו ואפי' פת שהוא חשוב מכל אם הוא טפל כגון שאוכל דג מליח ואוכל פת עמו כדי שלא יזיקנו בגרונו מברך על הדג ופוטר את הפת כיון שהוא טפל: הגה וי"א אם הטפל חביב עליו מברך עליו ואח"כ מברך על העיקר (אגור בשם א"ז) הא דמברכין על העיקר ופוטר הטפילה היינו שאוכלן ביחד או שאוכל העיקר תחלה אבל אם אוכל הטפל תחלה כגון שרוצה לשתות ורוצה לאכול תחלה כדי שלא ישתה אליבא ריקנא או שאוכל גרעיני גודגדניות למתק השתיה מברך על האוכל תחלה אע"פ שהוא טפל לשתיה ואינו מברך עליו רק שהכל הואיל והוא טפל לדבר אחר. (תרומת הדשן סי' ל"ה):

Toute chose qui est ikar (essentiel), et avec elle un tafel (accessoire) (c'est-à-dire une chose non considérée) : on bénit sur l'ikar et l'on exempte le tafel, que ce soit de la berakha d'avant elle, que ce soit de la berakha d'après elle. Non seulement si l'ikar est mêlé avec le tafel, mais même chacun à part, et même du pain qui est plus important que tout : s'il est tafel, par exemple qu'il mange un poisson salé et mange du pain avec lui afin qu'il ne lui nuise pas à la gorge, on bénit sur le poisson et l'on exempte le pain, du moment qu'il est tafel. (Rema : et certains disent : si le tafel est haviv (préféré) pour lui, on bénit sur lui, et ensuite on bénit sur l'ikar (Agour au nom de Or Zaroua). Ceci, qu'on bénit sur l'ikar et que l'on exempte le tafel : c'est lorsqu'il les mange ensemble, ou qu'il mange l'ikar d'abord. Mais s'il mange le tafel d'abord, par exemple qu'il veut boire et veut manger d'abord afin de ne pas boire eliba reqana (à jeun), ou qu'il mange des noyaux de goudgedaniyot (cerises) pour adoucir la boisson : on bénit sur l'aliment d'abord, même s'il est tafel à la boisson, et l'on ne bénit sur lui que shehakol (par Qui tout existe par Sa parole), du moment qu'il est tafel à une autre chose (Teroumat ha-Deshen siman 35).)

מרקחת שמניחין על רקיקים דקים אותם רקיקין הוו טפילה למרקחת שהדבר ידוע שאין מתכוונים לאכול לחם:

Une merqahat (confiture) qu'on pose sur des rakiqin (gaufrettes) minces : ces rakiqin sont tafel à la merqahat, car la chose est connue qu'on n'a pas l'intention de manger du pain.