שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 219

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · berakha d'action de grace du yahid · 10 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Quatre qui doivent remercier, ha-gomel, dix hommes, voyage, maladie, et autres nissim.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETHa-gomel : quatre qui remercient, dix hommes, voyage, maladie, autres nissim
À FAIREQuatre qui remercient
Yordei ha-yam quand ils en sont montés ; holkhei midbarot à l’habitat ; malade guéri ; sorti de prison. Signe : « ve-khol ha-hayim yodoukha sela »
À FAIREFormule
« ha-gomel le-hayavim tovot she-gemalani kol tov ». Ceux qui entendent : « Mi she-gemalkha kol tov, Hou yigmalkha kol tov sela »
À FAIREDevant dix
Deux d’entre eux rabbanan. S’il n’y a pas de rabbanan, ne pas omettre. Usage : après la lecture de la Torah. Moins de dix : certains acquittés, certains non ; bon de revenir devant dix sans shem et malkhout
À FAIRETashloumin
S’il a tardé, il peut bénir tout le temps qu’il voudra ; il convient de ne pas tarder de trois jours
OUIUn autre l’acquitte
Autre dit « asher gemalkha kol tov » ou « Berikh Rahamana… » et il répond amen : acquitté. Ou l’un bénit ha-gomel pour lui-même en visant le compagnon qui entend et vise : acquitté même sans amen
OUIToute maladie
Même sans sakana ni plaie de hallal : celui qui est monté au lit et en est descendu. Mihoush fixe ou non : pas de différence
NONVille à ville en Ashkenaz et Tsarefat
On ne bénit pas (seulement holkhei midbarot). En Sefarad on bénit (chemins be-hezqat sakana). Moins d’une parsa : on ne bénit pas, sauf lieu plus dangereux
OUIAutres nissim
Mur tombé, taureau, lion en ville, voleurs, pillards de nuit : besoin de ha-gomel. Certains : seulement les quatre ; il est bon de bénir sans shem et malkhout
REMABénir pour le compagnon n’est pas levatala, même si le mevarekh n’est pas tenu, du moment que c’est louange et grâce sur le bien du compagnon.
REMACertains : on ne bénit que maladie avec sakana, par exemple plaie de hallal ; ainsi l’usage en Ashkenaz.
Ha-gomel pour mer, désert, maladie, prison, devant dix. Toute maladie et d’autres nissim sont visés ici ; certains restreignent. Voyage ville à ville : Ashkenaz/Tsarefat non, Sefarad oui, pas à moins d’une parsa.

ארבעה צריכים להודות יורדי הים כשעלו ממנה והולכי מדברות כשיגיעו ליישוב ומי שהיה חולה ונתרפא ומי שהיה חבוש בבית האסורים ויצא וסימנך וכל החיי"ם יודוך סלה "חולה "יסורין "ים "מדבר:

Quatre ont besoin de remercier : yordei ha-yam (ceux qui descendent à la mer) lorsqu'ils en sont montés, et holkhei midbarot (ceux qui vont dans les déserts) lorsqu'ils arriveront à l'habitat, et celui qui était malade et a été guéris, et celui qui était enfermé dans une maison de prison et en est sorti. Et son signe : « ve-khol ha-hayim yodoukha sela » (et tous les vivants Te remercieront, sela) : « holeh » (malade), « yissourin » (supplices), « yam » (mer), « midbar » (désert).

ומה מברך בא"י אמ"ה הגומל לחייבים טובות שגמלני כל טוב והשומעים אומרים מי שגמלך כל טוב הוא יגמלך כל טוב סלה:

Et que bénit-il ? « Baroukh ata ה' Elokenou melekh ha-olam ha-gomel le-hayavim tovot she-gemalani kol tov » (Qui dispense aux coupables des biens, Qui m'a dispensé tout bien). Et ceux qui entendent disent : « Mi she-gemalkha kol tov, Hou yigmalkha kol tov sela » (Celui Qui t'a dispensé tout bien, qu'Il te dispense tout bien, sela).

צריך לברך ברכה זו בפני י' ותרי מינייהו רבנן דכתיב וירוממוהו בקהל עם ובמושב זקנים יהללוהו ואם לא שכיחי רבנן לא יניח מלברך ונהגו לברך אחר קריאת התורה לפי שיש שם עשרה ואם בירך בפחות מעשרה יש אומרים שיצא ויש אומרים שלא יצא וטוב לחזור ולברך בפני י' בלא הזכרת שם ומלכות:

Il faut bénir cette berakha devant dix, et deux d'entre eux rabbanan (rabbins), comme il est écrit « vi-romemouhou be-qahal am, ou-ve-moshav zeqenim yehalelouhou » (et qu'ils L'exaltent dans l'assemblée du peuple, et dans le siège des anciens qu'ils Le louent). Et si des rabbanan ne se trouvent pas, qu'il n'omette pas de bénir. Et l'on a eu l'usage de bénir après la lecture de la Torah, parce qu'il y a là dix. Et s'il a béni avec moins de dix : certains disent qu'il s'est acquitté, et certains disent qu'il ne s'est pas acquitté. Et il est bon de revenir et de bénir devant dix, sans hazkarat shem (mention du Nom) et malkhout (royauté).

אם בירך אחר ואמר בא"י אמ"ה אשר גמלך כל טוב וענה אמן יצא וכן אם אמר בריך רחמנא מלכא דעלמא דיהבך לן וענה אמן יצא: הגה ואין זה ברכה לבטלה מן המברך אע"פ שלא נתחייב בברכה זו הואיל ואינו מברך רק דרך שבח והודאה על טובת חבירו שמשמח בה: (טור)

S'il a béni, un autre, et a dit « Baroukh ata ה' Elokenou melekh ha-olam asher gemalkha kol tov » (Qui t'a dispensé tout bien), et qu'il a répondu amen : il s'est acquitté. Et de même s'il a dit « Berikh Rahamana malka de-alma di-yahavakh lan » (Béni soit le Miséricordieux, Roi du monde, Qui t'a donné à nous), et qu'il a répondu amen : il s'est acquitté. (Rema : et ceci n'est pas une berakha levatala (en vain) de la part de celui qui bénit, même s'il ne s'est pas tenu à cette berakha, du moment qu'il ne bénit que par voie de louange et d'action de grâce sur le bien de son compagnon, dont il se réjouit (Tour).)

אם בירך אחד הגומל לעצמו ונתכוין להוציא את חבירו ושמע חבירו וכוון לצאת יצא אפילו בלא עניית אמן: (כיון שהמברך גם כן חייב יצא האחר בלא עניית אמן) (טור):

S'il a béni, l'un, ha-gomel pour lui-même, et a eu l'intention d'acquitter son compagnon, et que son compagnon a entendu et a visé à s'acquitter : il s'est acquitté, même sans réponse amen. (Du moment que celui qui bénit est aussi tenu, l'autre s'acquitte sans réponse amen) (Tour).

אם איחר יש לו תשלומין לברך כל זמן שירצה ונכון שלא לאחר שלשה ימים:

S'il a tardé, il a un tashloumin (supplément) pour bénir tout le temps qu'il voudra. Et il convient de ne pas tarder de trois jours.

באשכנז וצרפת אין מברכין כשהולכין מעיר לעיר שלא חייבו אלא בהולכי מדברות דשכיחי ביה חיות רעות ולסטים ובספרד נוהגים לברך מפני שכל הדרכים בחזקת סכנה ומיהו בפחות מפרסה אינו מברך ואם הוא מקום מוחזק בסכנה ביותר אפי' בפחות מפרסה:

En Ashkenaz et en Tsarefat (France), on ne bénit pas lorsqu'on va d'une ville à une ville, car l'on n'a tenu que les holkhei midbarot, où se trouvent des hayot raot (bêtes mauvaises) et des listim (brigands). Et en Sefarad, on a l'usage de bénir, parce que tous les chemins sont be-hezqat sakana (en présomption de danger). Toutefois, à moins d'une parsa (parasange), on ne bénit pas ; et si c'est un lieu tenu en danger davantage, même à moins d'une parsa.

בכל חולי צריך לברך אפילו אינו חולי של סכנה ולא מכה של חלל אלא כל שעלה למטה וירד מפני שדומה כמי שהעלוהו לגרדום (פי' מעלות שעושין דיינים לשבת כשדנין) לידון אין הפרש בין שיש לו מיחוש קבוע ובא מזמן לזמן ובין שאינו קבוע: הגה ויש אומרים דאינו מברך רק על חולי שיש בו סכנה כגון מכה של חלל (טור בשם הראב"ד והר"ר יוסף וכן נוהגין באשכנז):

Dans toute maladie, il faut bénir, même si ce n'est pas une maladie de sakana, ni une plaie de hallal (cavité) ; seulement tout celui qui est monté au lit et en est descendu, parce qu'il ressemble à celui qu'on a fait monter au gardoum (c'est-à-dire des degrés que font les juges pour s'asseoir lorsqu'ils jugent) pour être jugé. Il n'y a pas de différence entre s'il a un mihoush (mal) fixe et qu'il vient de temps en temps, et s'il n'est pas fixe. (Rema : et certains disent qu'on ne bénit que sur une maladie où il y a un sakana, par exemple une plaie de hallal (Tour au nom du Raavad et de R. Yossef, et ainsi l'on a l'usage en Ashkenaz).)

הני ארבעה לאו דוקא דה"ה למי שנעשה לו נס כגון שנפל עליו כותל או ניצול מדריסת שור ונגיחותיו או שעמד עליו בעיר אריה לטרפו או אם גנבים באו לו אם שודדי לילה וניצל מהם וכל כיוצא בזה כלם צריכים לברך הגומל:

Ces quatre ne sont pas spécifiquement : car de même celui à qui un nes (miracle) a été fait, par exemple qu'un mur est tombé sur lui, ou qu'il a été sauvé d'un piétinement de taureau et de ses coups de corne, ou qu'un lion s'est tenu sur lui en ville pour le déchirer, ou si des voleurs lui sont venus, ou des pillards de nuit, et qu'il a été sauvé d'eux, et tout ce qui leur ressemble : tous ont besoin de bénir ha-gomel.

ויש אומרים שאין מברכין הגומל אלא הני ארבעה דוקא וטוב לברך בלא הזכרת שם ומלכות:

Et certains disent qu'on ne bénit ha-gomel que ces quatre spécifiquement. Et il est bon de bénir sans hazkarat shem et malkhout.