שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 223

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · accouchement, heritage, maison et kelim neufs · 6 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Ha-tov veha-metiv ou sheheheyanu a la naissance, a l'heritage, et aux kelim.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETAccouchement, héritage, maison et kelim neufs
À FAIRENaissance d’un zakhar
Il bénit ha-tov veha-metiv, et elle aussi a besoin de bénir ainsi.
À FAIREMort du père
Il bénit Dayan ha-emet. S’ils héritent d’un bien : sans frères, aussi sheheheyanu ; avec des frères, ha-tov veha-metiv à la place.
À FAIREMaison ou kelim
Maison neuve ou kelim neufs, même s’il en avait de semblables, ou qu’il a acheté puis racheté d’autres : sheheheyanu à chaque fois, à l’heure du qinyan, même sans s’en être encore servi.
À FAIREKelim de la maison ou cadeau
Kelim dont se servent lui et les gens de sa maison, ou kelim reçus en cadeau : ha-tov veha-metiv.
À FAIREVêtement porté
Lorsqu’il les vêtira, il bénit malbish aroumim.
À ÉVITERChose peu importante
Sur un haluq, des man’alim ou des anfalaot : on n’a pas à bénir.
OUIAnciens mais nouveaux pour lui
Des kelim anciens aussi, s’ils n’ont jamais été à lui.
NONVendus puis rachetés
« Neufs » exclut s’il les a vendus et est revenu et les a achetés.
OUIPauvre qui s’en réjouit
S’il est pauvre et se réjouit d’un haluq ou de souliers, qu’il bénisse.
REMAFemme morte en couches : sheheheyanu, pas de hatava pour d’autres. Père mort avant la naissance : elle bénit sheheheyanu. Usage d’alléger cette berakha (reshut, pas hova). Ha-tov veha-metiv seulement s’il y a shutafut dans le bien. Certains : même un pauvre ne bénit pas sur haluq et man’alim, et ainsi est l’usage. On dit « tivleh ve-tehadsh » à qui vêt un vêtement neuf ; on est pointilleux de ne pas le dire sur man’alim ou vêtements de peaux de behema.
Ha-tov veha-metiv quand le bien est partagé ; sheheheyanu quand la joie est pour lui seul. La berakha suit la simha du cœur à l’acquisition, pas l’usage.

ילדה אשתו זכר מברך הטוב והמטיב וגם היא צריכה לברך כן: הגה ואם מתה אשתו בלדתה מברך שהחיינו דהא ליכא הטבה לאחריני וכן אם מת האב קודם שילדתו היא מברכת שהחיינו (וכן נראה לי ליישב הרשב"א סי' רמ"ה) ויש שכתבו שנהגו להקל בברכה זו שאינה חובה אלא רשות ומזה נתפשט שרבים מקילים באלו הברכות:

Si sa femme a enfanté un zakhar (mâle), il bénit ha-tov veha-metiv (le Bon et Qui fait du bien), et elle aussi a besoin de bénir ainsi. (Rema : et si sa femme est morte dans son enfantement, il bénit sheheheyanu (Qui nous a fait vivre), car il n'y a pas de hatava (bienfait) pour d'autres. Et de même si le père est mort avant qu'elle l'enfante, elle bénit sheheheyanu (et ainsi il m'apparaît pour concilier le Rashba siman 245). Et il y a qui ont écrit qu'ils ont eu l'usage d'alléger dans cette berakha, qu'elle n'est pas hova (obligation) mais reshut (facultative), et de là s'est étendu que beaucoup allégèrent dans ces berakhot.)

מת אביו מברך דיין האמת היה לו ממון שיורשו אם אין לו אחים מברך גם כן שהחיינו ואם יש לו אחים במקום שהחיינו מברך הטוב והמטיב: הגה שאין מברכין הטוב והמטיב אא"כ יש לו שותפות באותה טובה (טור):

Si son père est mort, il bénit Dayan ha-emet (Juge de vérité). S'il avait un bien qu'ils héritent : s'il n'a pas de frères, il bénit aussi sheheheyanu ; et s'il a des frères, à la place de sheheheyanu il bénit ha-tov veha-metiv. (Rema : car on ne bénit ha-tov veha-metiv que s'il a une shutafut (association) dans ce bien (Tour).)

בנה בית חדש או קנה כלים חדשים אפילו היה לו כיוצא באלו תחלה או קנה וחזר וקנה מברך על כל פעם שהחיינו ולאו דוקא חדשים דהוא הדין לישנים אם הם חדשים לו שלא היו אלו שלו מעולם ולא אמרו חדשים אלא לאפוקי אם מכרן וחזר וקנאן:

S'il a bâti une maison neuve ou acheté des kelim (ustensiles) neufs, même s'il avait de semblables à ceux-ci d'abord, ou qu'il a acheté et est revenu et a acheté : il bénit à chaque fois sheheheyanu. Et non spécifiquement neufs : car il en est de même pour des anciens, s'ils sont neufs pour lui, que ceux-ci n'ont jamais été à lui. Et ils n'ont dit « neufs » que pour exclure s'il les a vendus et est revenu et les a achetés.

בשעת הקנין יש לו לברך אף על פי שעדיין לא נשתמש בהם שאין הברכה אלא ע"י שמחת הלב שהוא שמח בקנייתן וכשילבשם מברך מלביש ערומים:

À l'heure du qinyan (acquisition) il a à bénir, même s'il ne s'en est pas encore servi : car la berakha n'est que par la simha (joie) du cœur, qu'il se réjouit de leur acquisition. Et lorsqu'il les vêtira, il bénit malbish aroumim (Qui vêt les nus).

קנה כלים שמשתמשין בהם הוא ובני ביתו מברך הטוב והמטיב אם נתנו לו במתנה מברך הטוב והמטיב שהיא טובה לו ולנותן:

S'il a acheté des kelim dont se servent lui et les gens de sa maison, il bénit ha-tov veha-metiv. S'ils les lui ont donnés en cadeau, il bénit ha-tov veha-metiv, car c'est un bien pour lui et pour le donneur.

על דבר שאינו חשוב כ"כ כגון חלוק או מנעלים ואנפלאות (פי' נעלים קטנים שחופים רוב הרגל) אין לברך עליהם ואם הוא עני ושמח בהם יברך: הגה ויש אומרים דאפילו עני אינו מברך על חלוק ומנעלים וכדומה וכן נוהגין (טור בשם תוספות ותרומת הדשן סי' ל"ו). המנהג לומר למי שלובש בגד חדש תבלה ותחדש. ויש מי שכתב שאין לומר כן על מנעלים או בגדים הנעשים מעורות של בהמה דא"כ היו צריכים להמית בהמה אחרת תחלה שיחדש ממנו בגד אחר וכתיב ורחמיו על כל מעשיו (מהרי"ו בפסקיו) והנה הטעם חלוש מאוד ואינו נראה מ"מ מקפידים על זה שלא לאמרו:

Sur une chose qui n'est pas si importante, par exemple un haluq (chemise) ou des man'alim (souliers) et des anfalaot [c'est-à-dire : de petits souliers qui couvrent la majeure partie du pied] : on n'a pas à bénir sur eux. Et s'il est pauvre et qu'il s'en réjouit, qu'il bénisse. (Rema : et certains disent que même un pauvre ne bénit pas sur un haluq et des man'alim et ce qui leur ressemble, et ainsi est l'usage (Tour au nom de Tosafot et Teroumat ha-Deshen siman 36). L'usage est de dire à celui qui vêt un vêtement neuf : « tivleh ve-tehadsh » (use-le et renouvelle). Et il y a qui a écrit qu'on n'a pas à dire ainsi sur des man'alim ou des vêtements faits de peaux de behema (bête), car alors ils devraient d'abord faire mourir une autre bête pour qu'il en renouvelle un autre vêtement, et il est écrit « ve-rahamav al kol maasav » (et Ses compassions sont sur toutes Ses œuvres) (Mahariu dans ses décisions). Et voici la raison est très faible et n'apparaît pas ; toutefois on est pointilleux là-dessus de ne pas le dire.)