Bain et four interdits, champ et meule permis, arisout.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
לא ישכיר אדם מרחץ שלו לעכו"ם מפני שנקרא על שמו ועכו"ם זה עושה בו מלאכה בשבת דסתם מרחץ לאו לאריסותא [פירוש אריס הוא העובד ליקח חלק ממה שישביח לבעליו] עביד ואמרי שכל הריוח של ישראל ושכר את העכו"ם בכך וכך ליום ונמצא שהעכו"ם עושה מלאכה בשליחותו של ישראל אבל שדה מותר שכן דרך לקבל שדה באריסות ואף ע"פ שיודעים שהוא של ישראל אומרים העכו"ם לקח' באריסו' ולעצמו הוא עובד ותנור דינו כמרחץ ורחיים דינו כשדה: הגה ואע"פ שלא לקחה העכו"ם רק לשליש או לרביע ויש לישראל הנאה במה שהעכו"ם עובד בשבת שרי דעכו"ם אדעתא דנפשיה עובד. [ב"י בשם מיי' פ"ז וב"י סי' רמ"ה בשם סה"ת]:
Qu'un homme ne loue pas son merhats (bain) à un akoum (idolâtre), parce qu'il est appelé de son nom, et que cet akoum y fait une melakha (travail) le Chabbat. Car un merhats ordinaire n'est pas fait pour l'arisout [c'est-à-dire : un aris est celui qui travaille pour prendre une part de ce qui s'améliore pour ses maîtres], et l'on dit que tout le profit est de l'Israel et qu'il a loué l'akoum pour tant et tant par jour, et il se trouve que l'akoum fait une melakha comme shaliah (envoyé) de l'Israel. Mais un champ est permis, car ainsi est la voie de prendre un champ en arisout ; et bien que l'on sache qu'il est de l'Israel, l'on dit : l'akoum l'a pris en arisout et c'est pour lui-même qu'il travaille. Et un tannur (four) a le din (loi) d'un merhats, et une rehayim (meule) a le din d'un champ. (Rema : et bien que l'akoum ne l'ait pris que pour un tiers ou un quart, et que l'Israel ait un profit de ce que l'akoum travaille le Chabbat : c'est permis, car l'akoum travaille à l'intention de lui-même [Beth Yossef au nom du Rambam pereq 7, et Beth Yossef siman 245 au nom du Sefer ha-Teruma].)
אפילו מרחץ או תנור אם השכירם שנה אחר שנה ונתפרסם הדבר ע"י כך שאין דרכו לשכור פועלים אלא להשכירם וכן אם מנהג רוב אנשי אותו המקום להשכירם או ליתנם באריסות מותר להשכיר' לעכו"ם או ליתנם לו באריסות: הגה ואפילו במקום האסור אם אין המרחץ או התנור של ישראל רק שכרם מעכו"ם וחזר והשכירם לעכו"ם שרי דאין שם הישראל נקרא עליו [א"ז בשם גאונים] וכן אם יש מרחץ בבית דירה ואין רוחצין במרחץ רק אותן שבביתו והם יודעים ששכרו עכו"ם שרי [ב"י בשם מהרי"א ור"ח וא"ז] ואם עבר והשכירו במקום האסור י"א ששכרו מותר [ב"י בשם הגאוני'] וי"א שאסור [מרדכי פ"ק דשבת וכן עיקר] [וע"ל ס"ס רמ"ה]:
Même un merhats ou un tannur : s'il les a loués année après année et que la chose s'est fait connaître par cela, que ce n'est pas sa voie de louer des ouvriers mais de les louer, et de même si l'usage de la plupart des gens de ce lieu est de les louer ou de les donner en arisout : il est permis de les louer à un akoum ou de les lui donner en arisout. (Rema : et même dans un lieu interdit, si le merhats ou le tannur n'est pas de l'Israel, seulement il les a loués d'un akoum et les a reloués à un akoum : c'est permis, car le nom de l'Israel n'est pas appelé sur lui [Or Zaroua au nom des Gueonim]. Et de même s'il y a un merhats dans une maison d'habitation et que seuls ceux de sa maison s'y lavent, et qu'ils savent qu'un akoum l'a loué : c'est permis [Beth Yossef au nom du Maharia et du RaH et de Or Zaroua]. Et s'il a passé et l'a loué dans un lieu interdit : certains disent que son loyer est permis [Beth Yossef au nom des Gueonim], et certains disent qu'il est interdit [Mordekhai, premier pereq de Chabbat, et ainsi est l'essentiel] [et vois à la fin du siman 245].)