Qetsitsa, tsinea, parhesia, ecrire et tisser, mekhess.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
פוסק אדם [פי' מתנה] עם העכו"ם על המלאכה וקוצץ דמים והעכו"ם עושה לעצמו ואע"פ שהוא עושה בשבת מות' בד"א בצנעא שאין מכירי' הכל שזו המלאכ' הנעשית בשבת של ישראל היא אבל אם היתה ידועה ומפורסמת אסו' שהרוא' את העכו"ם עוסק אינו יודע שקצץ ואומ' שפלוני שכר העכו"ם לעשות בו מלאכ' בשבת לפיכך הפוסק עם העכו"ם לבנות לו חצירו או כותלו או לקצור לו שדהו אם היתה המלאכ' במדינה או בתוך התחום אסו' לו להניח לעשו' לו מלאכ' בשבת מפני הרואי' שאינם יודעים שפסק: הגה ואפי' אם דר בין העכו"ם יש לחוש לאורחי' הבאים שם או לבני ביתו שיחשדו אותו [ב"י בשם תשובת אשכנזים] ואם היתה המלאכה חוץ לתחום וגם אין עיר אחרת בתוך תחומו של מקום שעושין בו מלאכ' מותר ועכו"ם שהכניס צאן של ישראל לדיר שדהו (ע"ל סי' תקל"ז סעיף י"ד):
Un homme posesk [c'est-à-dire stipule] avec l'akoum (idolâtre) sur la melakha (travail) et qotsets (fixe) un prix, et l'akoum fait pour lui-même ; et bien qu'il fasse le Chabbat, c'est permis. Ces paroles, en quoi ? En tsinea (en cachette), que tous ne reconnaissent pas que cette melakha faite le Chabbat est de l'Israel. Mais si elle était connue et publiée, c'est interdit : car celui qui voit l'akoum occupé ne sait pas qu'il a fixé, et dit qu'un tel a loué l'akoum pour faire en cela une melakha le Chabbat. C'est pourquoi celui qui posesk avec l'akoum de lui bâtir sa cour ou son mur, ou de lui moissonner son champ : si la melakha était dans la ville ou dans le tehum (limite), il lui est interdit de laisser faire pour lui une melakha le Chabbat, à cause des voyants qui ne savent pas qu'il a posesk. (Rema : et même s'il habite parmi les akoum, il y a à craindre les hôtes qui y viennent ou les gens de sa maison qui le soupçonneront [Beth Yossef au nom d'une techouva d'Ashkenaz]. Et si la melakha était hors du tehum, et aussi qu'il n'y a pas d'autre ville dans le tehum du lieu où l'on fait la melakha : c'est permis. Et un akoum qui a fait entrer un troupeau d'Israel dans un dir (enclos) de son champ (vois siman 537 seif 14).)
לפסול האבני' ולתקן הקורו' אפי' בביתו של עכו"ם אסו' כיון דלצורך מחובר היא ואם עשו כן לא ישקעם בבנין: הגה וי"א דאם אינו מפורסם שהוא של ישראל שרי [כל בו]:
Pour tailler les pierres et préparer les poutres : même dans la maison de l'akoum c'est interdit, du moment que c'est pour le besoin d'un mehubar (attaché). Et s'ils ont fait ainsi, qu'on ne les enfonce pas dans le bâtiment. (Rema : et certains disent que s'il n'est pas publié que c'est de l'Israel, c'est permis [Kol Bo].)
אם בנו עכו"ם לישראל בית בשבת באיסור נכון להחמיר שלא יכנסו בו: הגה מיהו אם התנה ישראל עם עכו"ם שלא לעשות לו מלאכה בשבת והעכו"ם עשאה בעל כרחו למהר להשלים מלאכתו אין לחוש [מרדכי ריש פרק מי שהפך ור' ירוחם וב"י וע"ל סי' תקמ"ג]:
Si des akoum ont bâti pour un Israel une maison le Chabbat en interdiction : il convient d'être strict de ne pas y entrer. (Rema : toutefois si l'Israel a stipulé avec l'akoum de ne pas lui faire de melakha le Chabbat, et que l'akoum l'a faite contre son gré pour se hâter d'achever sa melakha : il n'y a pas à craindre [Mordekhai, début du pereq Mi she-hafakh, et Rabbenou Yerouham, et Beth Yossef, et vois siman 543].)
מלאכת פרהסיא אפילו במטלטלין כגון ספינה הידועה לישראל דינה כמו מלאכת מחובר:
Une melakha de parhesia (en public), même dans des metaltelin (objets mobiles), par exemple un bateau connu pour un Israel : son din (loi) est comme une melakha de mehubar (attaché).
אם שכר עכו"ם לשנה או לשתים שיכתוב לו או שיארוג לו בגד הרי זה כותב ואורג בשבת כאלו קצץ עמו שיכתוב לו ספר או שיארוג לו בגד שהוא עושה בכל עת שירצה והוא שלא יחשוב עמו יום יום ולא יעש' המלאכ' בבית ישראל ויש מי שאוס' בשוכר עכו"ם לזמן: הגה ודוקא ששכרו למלאכה מיוחדת כגון בגד לארוג או ספר לכתוב אבל כששכרו לכל המלאכות שיצטרך תוך זמן השכירות לכ"ע אסור (ב"י) וכמו שיתבאר ס"ס רמ"ז:
S'il a loué un akoum pour un an ou deux, qu'il lui écrive ou qu'il lui tisse un vêtement : voici celui-ci écrit et tisse le Chabbat, comme s'il avait fixé avec lui qu'il lui écrive un sefer ou qu'il lui tisse un vêtement, car il fait à toute heure qu'il voudra. Et cela, à condition qu'il ne compte pas avec lui jour par jour, et qu'il ne fasse pas la melakha dans la maison de l'Israel. Et il y a qui interdit lorsqu'on loue un akoum pour un temps. (Rema : et spécifiquement s'il l'a loué pour une melakha particulière, par exemple un vêtement à tisser ou un sefer à écrire ; mais lorsqu'il l'a loué pour toutes les melakhot dont il aura besoin dans le temps de la location : selon tous c'est interdit (Beth Yossef), et comme il sera expliqué à la fin du siman 247.)
יהודי הקונה מכס ומשכיר לו עכו"ם לקבל מכס בשבת מות' אם הוא בקבולת דהיינו שאומ' לו לכשתגבה ק' דינרים אתן לך כך וכך: הגה וכן יוכל להשכיר המכס לכל השבתות לעכו"ם והעכו"ם יקח הריוח של שבתות לעצמו ולא חיישי' שיאמרו לצורך ישראל הוא עוש' דבמקום פסידא כה"ג לא חששו [ב"י] וישראל הממונה על מטבע של מלך דינו כדין הממונ' על המכס ואע"פ שמשמיעי' קול בשבת בהכא' המטבע [הגהו' מיי' פ"ז] וע"ל סי' רנ"ב ויזהר שלא ישב הישראל אצל העכו"ם בשב' כשעוסק במלאכתו במטבע או בקבל' המכס [מרדכי פ"ק דשב']:
Un Israel qui achète un mekhess (octroi) et se loue un akoum pour recevoir le mekhess le Chabbat : c'est permis s'il est en qabolet (marché à forfait), c'est-à-dire qu'il lui dit : lorsque tu auras prélevé cent dinars, je te donnerai tant et tant. (Rema : et de même il peut louer le mekhess pour tous les Chabbatot à un akoum, et l'akoum prendra le profit des Chabbatot pour lui-même ; et l'on ne craint pas qu'on dise : c'est pour le besoin de l'Israel qu'il fait, car dans un lieu de perte de cette sorte l'on n'a pas craint [Beth Yossef]. Et un Israel préposé sur la monnaie d'un roi : son din (loi) est comme le din du préposé sur le mekhess, bien qu'on fasse entendre une voix le Chabbat en frappant la monnaie [Hagahot Maimoniyot pereq 7]. Et vois plus bas siman 252. Et qu'il prenne garde que l'Israel ne s'asseye à côté de l'akoum le Chabbat lorsqu'il s'occupe de sa melakha dans la monnaie ou dans la réception du mekhess [Mordekhai, premier pereq de Chabbat].)