Bourse a l'akoum ou sur l'ane, teltoul moins de quatre amot, et trouvee le Chabbat.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מי שהיה בא בדרך וקדש עליו היום והיו עמו מעות ויש לו חמורו וגם יש עמו עכו"ם לא יניח כיסו על חמורו מפני שהוא מצווה על שביתתו אלא נותן כיסו לעכו"ם להוליכו לו ולמוצאי שבת לוקחו ממנו ואפי' לא נתן לו שכר על זה ואע"פ שנתנו לו משחשיכה מותר אבל אם מצא מציאה אינו יכול ליתנה לעכו"ם אא"כ באה לידו מבעוד יום דהשתא הוי ככיסו:
Celui qui était en chemin et le jour s'est sanctifié sur lui, et il avait avec lui de l'argent, et il a son âne, et il y a aussi avec lui un akoum (idolâtre) : qu'il ne pose pas sa bourse sur son âne, parce qu'il est commandé sur son repos ; seulement, il donne sa bourse à l'akoum pour qu'il la lui transporte, et à la sortie de Chabbat il la prend de lui. Et même s'il ne lui a pas donné de salaire pour cela, et bien qu'il la lui ait donnée après la tombée du jour, c'est permis. Mais s'il a trouvé une trouvée, il ne peut pas la donner à l'akoum, à moins qu'elle ne soit venue en sa main de jour encore, car alors elle est comme sa bourse.
אם אין עמו עכו"ם מניחו על חמורו וכדי שלא יהיה חייב משום מחמר (פי' מנהיג את החמור) אי איכא עקירה והנחה מניחו לאחר שעקרה יד ורגל ללכת דלאו עקירה היא וכשהיא עומדת נוטלו הימנה ולאחר שתחזור ותעקור רגלה יניחנו וי"א שצריך ליזהר מלהנהיגה בקול רם כל זמן שהכיס עליה: הגה והוא לא ירכוב על החמור אלא ילך ברגליו ואם הוא צריך לצאת חוץ לתחום מפני שמתיירא מן הליסטים או שאר סכנה ואפי' הוא תוך התחום יכול לישב על החמור ולרכוב (ריב"ש וב"י בשם תשב"ץ):
S'il n'y a pas avec lui d'akoum, il la pose sur son âne. Et afin de ne pas être tenu à cause de mehamer (c'est-à-dire celui qui conduit l'âne) : s'il y a akira ve-hanaha (soulèvement et pose), il la pose après que l'âne a soulevé une main et un pied pour marcher, car ce n'est pas une akira ; et lorsqu'il se tient, il la prend de lui, et après qu'il reviendra et soulèvera son pied, il la posera. Et certains disent qu'il faut prendre garde de ne pas le conduire d'une voix haute tout le temps que la bourse est sur lui. (Rema : et lui, qu'il ne monte pas sur l'âne, seulement qu'il aille à pied. Et s'il a besoin de sortir hors du techum (limite de Chabbat) parce qu'il craint les brigands ou un autre danger, et même s'il est dans le techum, il peut s'asseoir sur l'âne et monter (Rivash et Beth Yossef au nom du Tashbats).)
היה עמו חמור וחרש שוטה וקטן יניחנו על החמור ולא יתננה לאחד מאלו:
S'il y avait avec lui un âne et un heresh (sourd-muet) et un shoteh (déficiente mental) et un qatan (mineur) : qu'il la pose sur l'âne, et qu'il ne la donne pas à l'un de ceux-ci.
היה עמו חרש ושוטה יתננו לשוטה לפי שאין לו דעת כלל:
S'il y avait avec lui un heresh et un shoteh : qu'il la donne au shoteh, parce qu'il n'a pas de daat (discernement) du tout.
שוטה וקטן יתננו לשוטה שהקטן יבא לכלל דעת חרש וקטן יתננה למי שירצה:
Un shoteh et un qatan : qu'il la donne au shoteh, car le qatan viendra à l'état de daat. Un heresh et un qatan : qu'il la donne à qui il voudra.
י"א שכשנותנו לאחד מאלו מניחו עליו כשהוא מהלך ונוטל ממנו כשהוא עומד הגה ודוקא כשנותן להם משחשיכה אבל כשנותן להם מבע"י מותר בכל ענין:
Certains disent : lorsqu'il la donne à l'un de ceux-ci, il la pose sur lui lorsqu'il marche, et il la prend de lui lorsqu'il se tient. (Rema : et spécifiquement lorsqu'il la leur donne après la tombée du jour ; mais lorsqu'il la leur donne de jour encore, c'est permis de toute manière.)
אם אין עמו שום אחד מכל אלו יטלטלנו פחות פחות מד' אמות ודוקא כיסו או מציאה שבאה לידו אבל אם לא בא לידו לא:
S'il n'y a avec lui aucun de tous ceux-ci : qu'il la déplace moins de quatre amot à la fois. Et spécifiquement sa bourse, ou une trouvée qui est venue en sa main ; mais si elle n'est pas venue en sa main, non.
י"א דוקא מי שהחשיך לו בדרך שהיה סבור שעדיין יש שהות ביום אבל מי שיצא מביתו סמוך לחשיכה ושכח והוציא לרשות הרבים לא התירו לו שום אחד מהדרכים האלו:
Certains disent : spécifiquement celui à qui il a fait nuit en chemin, qui pensait qu'il y avait encore du temps dans le jour ; mais celui qui est sorti de sa maison près de la nuit et a oublié et a sorti vers la reshut harabim (domaine public) : on ne lui a permis aucune de ces voies.
הגיע לחצר החיצונה המשתמרת נוטל מעל החמור כלים הניטלים ושאינן ניטלים מתיר את החבלים והשקים נופלים ואם היתה טעונה כלי זכוכית שאסור לטלטלם כגון שהם כוסות של מקיזי דם שאין ראויין בשבת לכלום לפי שהם מאוסים ואם יפלו לארץ ישברו מניח תחתיהם כרים וכסתות ודוקא במשואות קטנים שיכול לשמטן מתחתיהן אבל אם הם גדולות שאינו יכול לשמוט הכרים מתחתיהן אסור להניחם תחתיהן מפני שמבטל כלי מהיכנו (פירוש מהתשמיש שהיה מוכן לו) אלא פורקן בנחת שלא ישברו ולא יניח על הבהמה משום צער בעלי חיים:
Lorsqu'il est arrivé à la cour extérieure qui est gardée, il prend de dessus l'âne les kelim (ustensiles) que l'on prend, et ceux que l'on ne prend pas : il détache les cordes et les sacs tombent. Et s'il était chargé d'ustensiles de verre qu'il est interdit de déplacer, par exemple des coupes de poseurs de ventouses qui ne sont propres à rien le Chabbat parce qu'elles sont dégoûtantes, et si elles tombent à terre elles se briseront : il pose sous elles des coussins et des couvertures. Et spécifiquement avec de petites charges dont il peut les glisser de dessous elles ; mais si elles sont grandes, qu'il ne peut pas glisser les coussins de dessous elles, il est interdit de les poser sous elles, parce qu'il annule un keli de son hekhen (c'est-à-dire de l'usage auquel il était prêt). Seulement, il les décharge en douceur afin qu'elles ne se brisent pas, et qu'il ne les laisse pas sur la bête à cause de tsaar baalei hayim (souffrance des êtres vivants).
חשכה לו בדרך ותפילין בראשו או שיושב בבהמ"ד בשדה וחשכה לו מניח ידו עליהם עד שמגיע לביתו ואם יש בית סמוך לחומה שנשמרים בתוכו מניחן שם:
Il lui a fait nuit en chemin et des tefilin sont sur sa tête, ou qu'il est assis au beit ha-midrash (maison d'étude) dans un champ et il lui a fait nuit : il pose sa main sur eux jusqu'à ce qu'il arrive à sa maison. Et s'il y a une maison près de la muraille dans laquelle ils sont gardés, il les pose là.
היתה חבילתו מונחת על כתיפו וקידש עליו היום רץ תחתיה עד ביתו ודוקא רץ אבל לילך לאט לא כיון דלית היכירא אתי למעבד עקירה והנחה דזמנין קאי ולאו אדעתיה אבל רץ אית ליה היכירא וכי מטא לביתיה כי היכי דלא קאי פורתא ואשתכח דקא מעייל מרשות הרבים לרה"י זריק לה כלאחר יד דהיינו שלא כדרך זריקה כגון מכתפיו ולאחריו:
Si son fardeau était posé sur son épaule et le jour s'est sanctifié sur lui : il court sous lui jusqu'à sa maison. Et spécifiquement il court, mais aller lentement, non : puisqu'il n'y a pas de hekera (signe distinctif), il en viendrait à faire akira ve-hanaha, car parfois il s'arrête et ce n'est pas dans son intention. Mais s'il court, il a une hekera. Et lorsqu'il arrive à sa maison, afin qu'il ne s'arrête pas un peu et qu'il se trouve qu'il fait entrer de la reshut harabim à la reshut hayahid (domaine privé), il le jette kelahar yad (d'une manière inhabituelle), c'est-à-dire non selon la voie du jet, par exemple de ses épaules et derrière lui.
יש אומרים דדוקא בחבילה התירו לעשות כן אבל לא בכיסו וי"א דה"ה לכיסו: הגה ומי ששכח כיסו עליו בשבת אם הוא בביתו יכול לילך עמו לחדר להתיר חגורו וליפול שם למצניעו ואם הוא בשוק אסור להביאו לביתו רק מתיר חגורו בשוק והוא נופל ואומר לעכו"ם לשמרו ואם מביאו אין לחוש (אגודה מסכת ביצה ב"י סי' ש"ט) ועיין לקמן סי' ש"י אם הכיס תפור בבגדו מה דינו:
Certains disent : spécifiquement avec un fardeau on a permis de faire ainsi, mais non avec sa bourse. Et certains disent : il en est de même pour sa bourse. (Rema : et celui qui a oublié sa bourse sur lui le Chabbat : s'il est dans sa maison, il peut aller avec elle dans une chambre pour détacher sa ceinture et qu'elle tombe là pour la cacher. Et s'il est au marché, il est interdit de l'apporter à sa maison ; seulement, il détache sa ceinture au marché et elle tombe, et il dit à un akoum de la garder. Et s'il l'apporte, il n'y a pas à s'en soucier (Agouda, masekhet Betsa, Beth Yossef siman 309). Et vois plus loin, siman 310, si la bourse est cousee à son vêtement, quel est son din.)
מצא ארנקי בשבת אסור ליטלו אע"פ שירא פן יקדמנו אחר:
S'il a trouvé un portefeuille le Chabbat, il est interdit de le prendre, bien qu'il craigne qu'un autre ne le précède.