Presser olives et raisins, neige, eponge, et tsovea dans les aliments.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
זיתים וענבים אסור לסחטן [ע"ל סי' רנ"ב סעיף ה'] ואם יצאו מעצמן אסורים אפי' לא היו עומדים אלא לאכילה ותותין ורמונים אסור לסחטן ואם יצאו מעצמן אם עומדים לאכילה מותר ואם עומדים למשקים אסור ושאר כל הפירות מותר לסחטן: הגה ובמקום שנהגו לסחוט איזה פירות לשתות מימיו מחמת צמא או תענוג דינו כתותים ורמונים אבל אם נהגו לסחטו לרפואה לבד אין לחוש [ב"י] וכל זה דוקא לסחוט אסור אבל מותר למצוץ בפיו מן הענבים המשקה שבהן וכ"ש בשאר דברים [ב"י בשם שבולי לקט] ויש אוסרין למצוץ בפה מענבים וכיוצא בהם [הגהות מיימוני פכ"א]:
Des olives et des raisins : il est interdit de les sohet (presser) [vois plus haut siman 252 seif 5]. Et s'ils sont sortis d'eux-mêmes, ils sont interdits, même s'ils n'étaient destinés qu'à la consommation. Et des toutim (fraises) et des rimonim (grenades) : il est interdit de les sohet ; et s'ils sont sortis d'eux-mêmes : s'ils sont destinés à la consommation, c'est permis ; et s'ils sont destinés aux mashqin (boissons), c'est interdit. Et le reste de tous les fruits : il est permis de les sohet. (Rema : et dans un lieu où l'on a pratiqué de presser quelques fruits pour en boire les eaux à cause de la soif ou du plaisir : sa loi est comme les toutim et les rimonim. Mais si l'on a pratiqué de le presser pour une refoua (guérison) seulement, il n'y a pas à craindre [Beth Yossef]. Et tout ceci, spécifiquement presser est interdit ; mais il est permis de sucer de sa bouche des raisins le liquide qui est en eux, et à plus forte raison dans les autres choses [Beth Yossef au nom de Shibolei Leqet]. Et il y a qui interdisent de sucer de la bouche des raisins et ce qui leur ressemble [Hagahot Maimoniyot pereq 21].)
זתים וענבים שנתרסקו מערב שבת משקים היוצאים מהם מותרים ואפילו אם לא נתרסקו מע"ש אם יש יין בגיגית שהענבים בתוכה אף ע"פ שהענבים מתבקע בשבת בגיגית מותר לשתותו בשבת שכל יין היוצא מהענבים מתבטל ביין שבגיגית:
Des olives et des raisins qui ont été écrasés erev Chabbat : les mashqin qui en sortent sont permis. Et même s'ils n'ont pas été écrasés meerev Chabbat : s'il y a du vin dans la gigit (cuve) où les raisins sont en elle, bien que les raisins se fendent le Chabbat dans la gigit, il est permis d'en boire le Chabbat, car tout vin qui sort des raisins est batel (annulé) dans le vin qui est dans la gigit.
חרצנים וזגים שנתן עליהם מים לעשות תמד מותר למשוך מהם ולשתותם ואפילו לא נתן מים והיין מתמצה וזב מאליו מותר לשתותו:
Des hartsanim (pépins) et des zagim (peaux) sur lesquels il a mis de l'eau pour faire du temed (piquette) : il est permis d'en tirer et de les boire. Et même s'il n'a pas mis d'eau, et que le vin s'exprime et coule de lui-même : il est permis de le boire.
מותר לסחוט אשכול ענבים תוך קדירה שיש בה תבשיל כדי לתקן האוכל דהוי ליה משקה הבא לאוכל וכאוכל דמי אבל אם אין בה תבשיל אסור:
Il est permis de presser une eshkol (grappe) de raisins dans une qedera (marmite) où il y a un tavshil (mets) afin de réparer l'aliment, car c'est un mashqe (liquide) qui vient à l'ochel (aliment) et il est comme ochel. Mais s'il n'y a pas en elle de tavshil, c'est interdit.
יש מי שאומר דהוא הדין לבוסר שמותר לסחטו לתוך האוכל ור"ת אוסר בבוסר [הואיל ואינו ראוי לאכילה] [טור]:
Il y a qui dit que de même pour le boser (raisin vert) : il est permis de le presser dans l'aliment. Et Rabbenou Tam interdit dans le boser [du moment qu'il n'est pas propre à la consommation] [Tour].
מותר לסחוט לימוני"ש:
Il est permis de presser des limonim (citrons).
לסחוט כבשים [פי' פירות ומיני ירקות המונחים בחומץ ובמלח כדי שלא ירקבו] ושלקות אם לגופם שאינו צריך למים ואינו סוחטן אלא לתקנם לאכילה אפילו סוחט לתוך קערה שאין בה אוכל מותר ואם צריך למימיהן מותר לסחוט לתוך קדירה שיש בה אוכל אבל אם אין בה אוכל אסור ולר"ח כל שהוא צריך למימיהן חייב חטאת אפילו סחט לקדירה שיש בה אוכל [ולדבריו הסוחט אשכול לקדירה נמי אסור] [טור]:
Presser des kevashim [c'est-à-dire des fruits et des espèces de yeraqot (légumes) posés dans du vinaigre et du sel afin qu'ils ne pourrissent pas] et des shelaqot (choses bouillies) : si c'est pour leur corps, qu'il n'a pas besoin des eaux et qu'il ne les presse que pour les réparer à la consommation : même s'il presse dans un qeara (assiette) où il n'y a pas d'ochel, c'est permis. Et s'il a besoin de leurs eaux : il est permis de presser dans une qedera où il y a de l'ochel ; mais s'il n'y a pas en elle d'ochel, c'est interdit. Et selon Rabbenou Hananel : tout qu'il a besoin de leurs eaux, il est hayav hatat (passible d'un sacrifice expiatoire), même s'il a pressé dans une qedera où il y a de l'ochel. [Et selon ses paroles, celui qui presse une eshkol dans une qedera aussi c'est interdit] [Tour].
הסוחט דג לצירו דינו כסוחט כבשים ושלקות למימיהן:
Celui qui presse un poisson pour son tsir (saumure) : sa loi est comme celui qui presse des kevashim et des shelaqot pour leurs eaux.
השלג והברד אין מרסקין אותם דהיינו לשברם לחתיכות דקות כדי שיזובו מימיו אבל נותן הוא לתוך כוס של יין או מים והוא נימח מאיליו ואינו חושש וכן אם הניחם בחמה או כנגד המדורה ונפשרו מותרים:
La neige et la barad (grêle) : on ne les merasek (écrase) pas, c'est-à-dire les briser en morceaux fins afin que leurs eaux coulent. Mais il met dans une coupe de vin ou d'eau, et elle fond d'elle-même, et il ne s'en soucie pas. Et de même s'il les a posées au soleil ou vis-à-vis de la medoura (foyer) et qu'elles se sont détendues : elles sont permises.
מותר לשבר הקרח כדי ליטול מים מתחתיו:
Il est permis de briser la qerah (glace) afin de prendre de l'eau de dessous elle.
צריך ליזהר בחורף שלא יטול ידיו במים שיש בהם שלג או ברד ואם יטול יזהר שלא ידחקם בין ידיו שלא יהא מרסק:
Il faut prendre garde en hiver de ne pas prendre ses mains dans des eaux où il y a de la neige ou de la barad. Et s'il prend, qu'il prenne garde de ne pas les presser entre ses mains, afin qu'il ne soit pas merasek.
יש ליזהר שלא ישפשף ידיו במלח:
Il y a à prendre garde de ne pas frotter ses mains dans du sel.
דורס שלג ברגליו ואינו חושש:
Il foule de la neige de ses pieds et ne s'en soucie pas.
הר"מ מרוטנבור"ג מתיר להטיל מי רגלים בשלג והרא"ש היה נזהר:
Le Maharam de Rotenburg permet de jeter des mei raglayim (urines) dans la neige, et le Roch se gardait.
אסור לפרוס סודר על פי החבית וליתן על גביו הכלי שדולים בו שמא יבא לידי סחיטה אבל בגד העשוי לפרוס עליו מותר שאינו חושש עליו לסחטו:
Il est interdit d'étendre un soudar (linge) sur la bouche de la havit (tonneau) et de poser dessus le keli dont on puise, de peur qu'il n'en vienne à sehita (pressage). Mais un vêtement fait pour y étendre : c'est permis, car il ne se soucie pas de le presser.
אסור להדק מוכין בפי פך שיש בו משקין משום סחיטה:
Il est interdit de tasser des mokhin (étoupes) à la bouche d'un pakh (flacon) où il y a des mashqin, à cause de sehita.
ספוג אין מקנחין בו אלא אם כן יש בו בית אחיזה גזירה שמא יסחוט:
Une sefog (éponge) : on ne s'essuie pas avec, à moins qu'il n'y ait en elle un beit ahiza (prise), une gezeira (décret) de peur qu'il ne presse.
חבית שפקקו בפקק של פשתן לסתום נקב שבדפנה שמוציאין בו היין יש מי שמתיר להסירו ואף ע"פ שאי אפשר שלא יסחוט והוא שלא יהא תחתיו כלי דכיון שאינו נהנה בסחיטה זו הוי פסיק רישא [פי' איסור נמשך בהכרח מדבר מה כמו המות הנמשך בהכרח מהתזת הראש] דלא ניחא ליה ומותר וחלקו עליו ואמרו דאע"ג דלא ניחא ליה כיון דפסיק רישא הוא אסור והעולם נוהגים היתר בדבר ויש ללמד עליהם זכות דכיון שהברזא ארוכה חוץ לנעור' ואין יד מגעת לנעור' מותר מידי דהוי אספוג [פי' הערוך ספוג הוא על ראש דג אחד גדול שבים ובשעה שמרים ראשו להסתכל בעולם יורד אותו הספוג על עיניו ואינו רואה כלום ולולי זה לא היתה ספינה ניצולת מפניו] שיש לו בית אחיזה ולפי שאין טענה זו חזקה ויש לגמגם בה טוב להנהיגם שלא יהא כלי תחת החבית בשעה שפוקקים הנקב [וע"ל סי' ש"א עוד מדיני סחיטה]:
Une havit qu'on a bouchée d'un peqaq (bouchon) de lin pour boucher un trou dans son flanc par lequel on sort le vin : il y a qui permet de l'enlever, bien qu'il ne soit pas possible qu'il ne presse pas ; et cela, qu'il n'y ait pas sous elle de keli, car du moment qu'il ne jouit pas de cette sehita, c'est psik reisha [c'est-à-dire un interdit qui s'ensuit nécessairement d'une chose, comme la mort qui s'ensuit nécessairement de l'ablation de la tête] de-lo niha leih (qui ne lui convient pas), et c'est permis. Et ils ont contesté contre lui et ont dit que bien que ce ne soit pas niha leih, du moment que c'est psik reisha c'est interdit. Et le monde pratique le permis en la chose, et il y a à enseigner en leur faveur un zekhout (mérite), car du moment que la barza (cheville) est longue hors de la neoret (étoupe) et que la main n'atteint pas la neoret, c'est permis, de même qu'une sefog [c'est-à-dire l'Aroukh : une sefog est sur la tête d'un grand poisson dans la mer, et à l'heure où il lève sa tête pour regarder le monde, cette sefog descend sur ses yeux et il ne voit rien, et sans cela aucun bateau ne serait sauvé de lui] qui a un beit ahiza. Et du moment que cette prétention n'est pas forte et qu'il y a à bégayer en elle : il est bon de les habituer à ce qu'il n'y ait pas de keli sous la havit à l'heure où l'on bouche le trou. [Et vois plus haut siman 301 davantage des lois de sehita.]
ליתן כרכום בתבשיל מותר ואין לחוש לו משום צובע דאין צביעה באוכלים:
Mettre du karkom (safran) dans un tavshil : c'est permis, et il n'y a pas à craindre pour lui à cause de tsovea (teindre), car il n'y a pas de tsevia (teinture) dans les aliments.
יש מי שאומר שהאוכל תותים או שאר פירות הצבועי' צריך ליזהר שלא יגע בידיו צבועות בבגדיו או במפה משום צובע אבל אם צובע פתו במשקה הפירות לית לן בה דאין צביעה באוכלין:
Il y a qui dit que celui qui mange des toutim ou d'autres fruits colorés : il faut qu'il prenne garde de ne pas toucher de ses mains colorées à ses vêtements ou à une mapa (nappe), à cause de tsovea. Mais s'il colore son pain du liquide des fruits : il n'y a rien pour nous, car il n'y a pas de tsevia dans les aliments.