שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 330

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · la yoledet le Chabbat · 11 seifim
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Yoledet comme holeh shel sakana, trois et sept jours, madoura, soins du nouveau-ne, et ben shemona.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETL'accouchée (Yoledet) et le nouveau-né le Chabbat
À FAIRESoins de l'accouchée
Traitée comme malade en danger. On appelle une sage-femme, on allume la lampe, on fait un feu (même en été). On change la manière de faire si possible.
À FAIRESoins du bébé
On lave, sale, coupe le nombril, enterre le placenta (pour réchauffer), redresse les membres, et remet la luette.
À ÉVITERL'accouchée non-Juive
On n'accouche pas une non-Juive le Chabbat, même sans profanation.
OUIProfanation dans les 3 jours
On profane le Chabbat même si la mère dit qu'elle n'en a pas besoin.
OUIMère morte sur le siège
On apporte un couteau (même via domaine public) pour déchirer le ventre et sauver le fœtus.
NONProfanation de 3 à 7 jours
Si elle dit ne pas avoir besoin, on ne profane pas. (Après 7 jours, aucune profanation).
NONPrématuré de 8 mois inachevé
S'il n'a pas les cheveux/ongles achevés : pas de profanation, interdit de le déplacer, mais la mère peut l'allaiter.
REMAIncision post-mortem
Non pratiquée aujourd'hui car nous ne sommes plus assez experts pour agir assez vite.
L'accouchée et le nouveau-né viable justifient la profanation totale du Chabbat (comme danger de mort) pendant les 3 premiers jours, avec adaptation des gestes quand c'est possible.

יולדת היא כחולה שיש בו סכנה ומחללין עליה השבת לכל מה שצריכה קוראין לה חכמה ממקום למקום ומילדין [אותה] ומדליקין לה נר אפי' היא סומ' ומ"מ בכל מה שיכולין לשנות משנין כגון אם צריכים להביא לה כלי מביאו לה חברתה תלוי בשערה וכן כל כיוצא בזה:

Une yoledet (accouchée) est comme un holeh (malade) en qui il y a un sakana (danger), et l'on profane sur elle le Chabbat pour tout ce dont elle a besoin. On appelle pour elle une hokhma (sage-femme) d'un lieu à un lieu, et l'on accouche [d'elle], et l'on allume pour elle une lampe, même si elle est souma (aveugle). Et toutefois, en tout ce qu'on peut changer, on change : par exemple s'ils ont besoin de lui apporter un keli (ustensile), sa compagne le lui apporte suspendu à ses cheveux, et de même tout ce qui lui ressemble.

עכו"ם אין מילדין אותה בשבת אפי' בדבר שאין בו חילול שבת:

Un akum (non-juif), on ne l'accouche pas le Chabbat, même en une chose en laquelle il n'y a pas de hilloul (profanation) Chabbat.

נקראת יולדת לחלל עליה שבת משתשב על המשבר או משעה שהדם שותת ויורד או משעה שחברותיה נושאות אותה בזרועותיה שאין בה כח להלוך כיון שנראה א' מאלו מחללין עליה את השבת:

Elle est appelée yoledet pour profaner sur elle le Chabbat dès qu'elle s'assied sur le mashber (siège d'accouchement), ou dès l'heure où le sang coule et descend, ou dès l'heure où ses compagnes la portent dans leurs bras, car elle n'a pas la force de marcher. Du moment que l'un de ceux-ci est apparu : on profane sur elle le Chabbat.

כל שלשה ימים הראשונים אפילו אמרה אינה צריכה מחללין עליה את השבת משלשה ועד ז' אמרה אינה צריכה אין מחללין מכאן ואילך אפילו אמרה צריכה אני אין מחללין עליה אלא הרי היא עד שלשים יום כחולה שאין בו סכנה:

Tous les trois premiers jours : même si elle a dit qu'elle n'a pas besoin, on profane sur elle le Chabbat. De trois jusqu'à sept : si elle a dit qu'elle n'a pas besoin, on ne profane pas. De là et au-delà : même si elle a dit : j'ai besoin, on ne profane pas sur elle, seulement voici elle est jusqu'à trente jours comme un holeh en qui il n'y a pas de sakana.

היושבת על המשבר ומתה מביאים סכין בשבת אפי' דרך רשות הרבים וקורעים בטנה ומוציאים הולד שמא ימצא חי: הגה ומה שאין נוהגין עכשיו כן אפילו בחול משום דאין בקיאין להכיר במיתת האם בקרוב כל כך שאפשר לולד לחיות: (איסור והיתר):

Celle qui est assise sur le mashber et est morte : on apporte un couteau le Chabbat, même par reshut ha-rabbim (domaine public), et l'on déchire son ventre et l'on sort le walad (fœtus), peut-être le trouvera-t-on vivant. (Rema : et ce pour quoi l'on ne pratique pas ainsi maintenant, même en semaine : parce qu'on n'est pas beqim (experts) à reconnaître la mort de la mère de si près qu'il soit possible au walad de vivre (Issour veHeter).)

עושין מדורה ליולדת כל שלשים יום ואפילו בתקופת תמוז (ואם מותרים אחרים להתחמם כנגד המדורה ע"ל סי' רע"ו):

On fait une madoura (feu) pour une yoledet tous les trente jours, et même dans teqoufat Tamouz (période de Tamouz). (Et s'il est permis à d'autres de se réchauffer vis-à-vis de la madoura, vois plus haut siman 276).

הולד שנולד עושין לו כל צרכיו ומרחיצין אותו ומולחין אותו וטומנין השליא כדי שיחם הולד וחותכין את הטבור והני מילי בנולד לט' או לז' אבל נולד לח' או ספק בן ז' או בן ח' אין מחללין עליו אלא אם כן נגמרו שערו וצפרניו:

Le walad qui est né : on lui fait tous ses besoins, et on le lave, et on le sale, et l'on enterre le shilya (placenta) afin que le walad se réchauffe, et l'on coupe le tabour (nombril). Et ces paroles, en un né de neuf ou de sept ; mais un né de huit, ou un safek (doute) ben sheva (fils de sept) ou ben shemona (fils de huit) : on ne profane pas sur lui, à moins que ses cheveux et ses ongles n'aient été achevés.

נולד לח' או ספק בן ז' בן ח' שלא גמרו שעריו וצפרניו אסור לטלטלו אבל אמו שוחה עליו ומניקתו מפני צער החלב שמצערה וכן היא בעצמה יכולה להוצי' בידה החלב המצער אותה:

Né de huit, ou safek ben sheva ben shemona, dont les cheveux et les ongles n'ont pas été achevés : il est interdit de le tiltel (déplacer). Mais sa mère se penche sur lui et l'allaite, à cause de la douleur du lait qui la fait souffrir. Et de même elle-même peut faire sortir de sa main le lait qui la fait souffrir.

מיישרין אברי הולד שנתפרקו מחמת צער הלידה:

On redresse les membres du walad qui se sont disloqués à cause de la douleur de l'accouchement.

מותר לכרכו בבגדיו שלא יתעקמו איבריו:

Il est permis de l'envelopper dans ses vêtements afin que ses membres ne se tordent pas.

אם נפלה ערלת גרון הולד מותר לשום אצבע לתוך פיו ולסלק הערלה למקומה אע"פ שפעמים שמקיא:

Si l'orla (prépuce) de la gorge du walad est tombée : il est permis de mettre un doigt dans sa bouche et d'écarter l'orla à sa place, bien que parfois il vomisse.