Hotsaa de la Torah entre reshouyot, quatre amot, carmelit, et qarpef plus d'un beit seataim.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מן התורה אינו חייב אלא במוציא ומכניס וזורק ומושיט מרשות היחיד לרשות הרבים או מרשות הרבים לרשות היחיד וחכמים אסרו מכרמלית לרשות היחיד או לרשות הרבים או מהם לכרמלית אבל מקום פטור מותר להוציא ולהכניס ממנו לרשות היחיד ולרשות הרבים ומהם לתוכו אבל העומד ברשות היחיד ומוציא או מכניס או מושיט וזורק לרה"ר דרך מקום פטור או איפכא חייב וכן לא יעמוד אדם על מקום פטור ויקח חפץ מיד מי שעומד ברשות הרבים ויתננו למי שעומד ברשות היחיד או איפכא ולהחליף דרך מקו' פטור ברשויות דרבנן יש אוסרים ויש מתירים [ועיין לקמן סי' שע"ב סעיף ו']:
Min ha-Torah (de la Torah), il n'est hayav (passible) que dans le motsi (celui qui sort) et le makhnis (celui qui entre) et le zoreq (celui qui jette) et le mosheet (celui qui tend) d'une reshou ha-yahid (domaine privé) à une reshou ha-rabim (domaine public), ou d'une reshou ha-rabim à une reshou ha-yahid. Et les hakhamim (Sages) ont interdit d'une carmelit à une reshou ha-yahid ou à une reshou ha-rabim, ou d'elles à une carmelit. Mais un meqom petour (lieu exempt) : il est permis d'en sortir et d'y entrer, de lui à la reshou ha-yahid et à la reshou ha-rabim, et d'elles à son intérieur. Mais celui qui se tient dans la reshou ha-yahid et sort ou entre ou tend et jette à la reshou ha-rabim par le chemin d'un meqom petour, ou l'inverse, est hayav. Et de même, qu'un homme ne se tienne pas sur un meqom petour et prenne un objet de la main de celui qui se tient dans la reshou ha-rabim et le donne à celui qui se tient dans la reshou ha-yahid, ou l'inverse. Et échanger par le chemin d'un meqom petour dans les reshouyot de-rabbanan : certains interdisent et certains permettent [et vois plus loin, siman 372 seif 6].
מן התורה אין חייב אלא במעביר ד' אמות ברשות הרבים וחכמים אסרו להעביר ארבע אמות בכרמלית וים ובקעה תרי גווני כרמלית נינהו ומותר לטלטל מזו לזו תוך ארבע אמות:
Min ha-Torah, il n'est hayav que dans le ma'avir (celui qui fait passer) quatre amot (coudées) dans la reshou ha-rabim. Et les hakhamim ont interdit de faire passer quatre amot dans une carmelit. Et une mer et une biq'a (plaine) sont deux sortes de carmelit, et il est permis de taltel (déplacer) de celle-ci à celle-là à l'intérieur de quatre amot.
קרפף [פי' מקום שמוקף מחיצות בלא קרוי כמו חצר] יותר מבית סאתים שלא הוקף לדירה אסרו חכמים לטלטל בו אלא תוך ארבע אמות ומותר להוצי' ממנו לכרמלית אחר כגון בקעה העוברת לפניו: הגה ולכן מותר ליקח מפתח מכרמלית שלפני גינה לפתוח ולנעול ולהחזיר המפתח אליו [טור] ובלבד שלא יהא ביניהם אסקופה שהיא רשות היחיד כגון שהוא גבוה עשרה ורחבה ארבעה או שיש לה שני מחיצות מן הצדדין שהן רחבין ארבע ומשקוף עליה רחבה ארבעה דאז הוי רשות היחיד אע"פ שאינו גבוה עשרה מיהו אסור להכניס מהאסקופה לרה"י או איפכא דחיישי' שמא לא יהי' התקר' ארבע ואז אם אין האסקופה גבוה ג' יש לה הדין שלפניה ואפי' אם גבוה שלש מאחר שכל רשויות שלנו הם כרמלית אמרי' מצא מין את מינו וניעור כמו שנתבאר סי' שמ"ה וכן אם התקרה רחב' הרבה ואין לה מחיצות מן הצדדי' דינה כרשות שלפניה וכן בגגין שלנו הבולטין לפני הבתים דינם כרשות שלפניהם [הגהות מרדכי פ"ק דשבת] :
Un qarpef [c'est-à-dire un lieu entouré de mehitsot (cloisons) sans toit, comme une hatser (cour)] de plus d'un beit seataim (surface de deux sea) qui n'a pas été entouré pour habitation : les hakhamim ont interdit d'y taltel, seulement à l'intérieur de quatre amot. Et il est permis d'en sortir vers une autre carmelit, par exemple une biq'a qui passe devant lui. (Rema : et c'est pourquoi il est permis de prendre une clé d'une carmelit qui est devant un gan (jardin) pour ouvrir et verrouiller et ramener la clé à elle [Tour]. À condition qu'il n'y ait pas entre elles une askoupa (seuil) qui est reshou ha-yahid, par exemple qu'elle est haute de dix et large de quatre, ou qu'elle a deux mehitsot des côtés qui sont larges de quatre et un mashqof (linteau) sur elle large de quatre : car alors voici c'est reshou ha-yahid, bien qu'elle ne soit pas haute de dix. Toutefois, il est interdit de faire entrer de l'askoupa à la reshou ha-yahid ou l'inverse, car nous craignons que le qeroui (toit) ne soit pas quatre, et alors si l'askoupa n'est pas haute de trois, elle a la loi de ce qui est devant elle ; et même si elle est haute de trois, du moment que toutes nos reshouyot sont carmelit, nous disons matsa min et mino ve-ni'or (il a trouvé son espèce et s'est éveillé), comme il a été expliqué siman 345. Et de même si le qeroui est large beaucoup et n'a pas de mehitsot des côtés, sa loi est comme la reshou qui est devant elle. Et de même nos toits qui dépassent devant les maisons, leur loi est comme la reshou qui est devant eux [Hagahot Mordekhai, premier pereq de Chabbat].)