La femme fait eruv sans le savoir du mari, les gens de la maison, et contrainte par beit din.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
אשתו של אדם מערבת לו שלא מדעתו אפי' אם מיחה בה שלא לערב ואפי' אין רגיל לערב עמהם וה"מ כשאוסר עליהם כגון שאין הבית פתוח אלא לאותו חצר אבל אם הוא פתוח לשתי חצרות באחת רגיל לצאת ולבא תדיר שאוסר עליהם ובאחת אינו רגיל לצאת ולבא ברגיל שאוסר מערבת שלא מדעתו אפי' אינו רגיל לערב וכשאינו רגיל לצאת ולבא נמי אע"פ שאינו אוסר אם רגיל לערב עמהם מערבת שלא לדעתו אבל אם אינו אוסר וגם אינו רגיל לערב עמהם אינה מערבת שלא לדעתו וכל זמן שלא מיחה בה בפירוש אפי' אם אינו רגיל לערב עמהם ואינו אוסר מערבת שלא בידיעתו דמסתמא ניחא ליה אבל אינה יכולה לזכות משלו לאחרים שלא בידיעתו ואם אין הבעל והאשה בעיר יכולים בני הבית לערב שלא בידיעתו אם אין הבית פתוח אלא לחצר א' ואפילו אם היה פתוח לשתי חצרות אם הוא רגיל לערב לאחת מהם מערבין עליו אבל אם אינו רגיל לא אבל בני החצר אין יכולים ליקח פתו מביתו לערב שלא מדעת אחד מבני הבית אפילו רגיל עמהם ואוסר עליהם וי"א דאין אשתו מערבת אלא שלא בידיעתו אבל אם אומר שאינו רוצה לערב עמהם לא ואם הוא רגיל לערב עמהם ועכשיו אינו רוצה בני חצר נכנסים לתוך ביתו ונוטלים ממנו בע"כ ואם אינו רגיל אינם יכולים ליטול ממנו בע"כ אבל כופין אותו בב"ד לערב עמהם או בית דין יורדים לנכסיו: הגה מי שאינו רגיל לערב ועירב עם בני חצר וחזר מעירובו צריך לחזור ולזכות אבל אם רגיל לערב הוי עירוב בעל כרחו [הרא"ש פרק הדר]:
La femme d'un homme fait eruv (mélange) pour lui sans son avis, même s'il a protesté auprès d'elle de ne pas faire eruv, et même s'il n'a pas l'habitude de faire eruv avec eux. Et cela, lorsqu'il interdit sur eux, par exemple que la maison ne s'ouvre que vers cette hatsar (cour). Mais s'il s'ouvre vers deux hatsarot : dans l'une il a l'habitude de sortir et d'entrer constamment, qu'il interdit sur eux, et dans l'une il n'a pas l'habitude de sortir et d'entrer : dans celle où il a l'habitude, qu'il interdit, elle fait eruv sans son avis, même s'il n'a pas l'habitude de faire eruv. Et lorsqu'il n'a pas l'habitude de sortir et d'entrer aussi : bien qu'il n'interdise pas, s'il a l'habitude de faire eruv avec eux, elle fait eruv sans son avis. Mais s'il n'interdit pas et aussi n'a pas l'habitude de faire eruv avec eux, elle ne fait pas eruv sans son avis. Et tant qu'il n'a pas protesté auprès d'elle explicitement, même s'il n'a pas l'habitude de faire eruv avec eux et n'interdit pas, elle fait eruv sans sa connaissance, car stam (sans précision) cela lui convient. Mais elle ne peut pas attribuer des biens du mari à d'autres sans sa connaissance. Et si le mari et la femme ne sont pas dans la ville, les gens de la maison peuvent faire eruv sans sa connaissance, si la maison ne s'ouvre que vers une hatsar. Et même si elle s'ouvrait vers deux hatsarot : s'il a l'habitude de faire eruv pour l'une d'elles, l'on fait eruv pour lui ; mais s'il n'a pas l'habitude, non. Mais les gens de la hatsar ne peuvent pas prendre son pain de sa maison pour faire eruv sans l'avis de l'un des gens de la maison, même s'il a l'habitude avec eux et interdit sur eux. Et certains disent que sa femme ne fait eruv que sans sa connaissance ; mais s'il dit qu'il ne veut pas faire eruv avec eux, non. Et s'il a l'habitude de faire eruv avec eux et que maintenant il ne veut pas : les gens de la hatsar entrent dans sa maison et prennent de lui beal korho (contre son gré). Et s'il n'a pas l'habitude, ils ne peuvent pas prendre de lui beal korho ; mais on le contraint au beit din à faire eruv avec eux, ou le beit din descend vers ses biens. (Rema : celui qui n'a pas l'habitude de faire eruv, et a fait eruv avec les gens de la hatsar, et est revenu de son eruv : il faut revenir et attribuer. Mais s'il a l'habitude de faire eruv, c'est un eruv beal korho [Roch, pereq Ha-dar].)