En principe il faut érouv des cours et chitouf du mavoï, pour que les enfants n’oublient pas l’érouv. Si le chitouf est de pain, on s’y fie. De nos jours on ne fait qu’un seul chitouf de farine.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
המשתתפין במבוי צריכים לערב בחצירו' כדי שלא ישכחו התינוקות תורת עירוב שהרי אין התינוקות מכירים מה נעשה במבוי לפיכך אם נשתתפו במבוי בפת סומכין עליו ואין צריכין לערב בחצירו' שהרי התינוקו' מכירים בפת וי"א שאם לא עירבה כל חצר לעצמה אין סומכין על השיתוף אבל כשכל חצר עירבה לעצמה ואח"כ נשתתפו במבוי ולא עירבו דרך פתחים שביניהם מותרים להשתמש בחצירו' שבמבוי דרך פתחים שביניהם שסומכים על שיתוף במקום עירוב ואם עירבו דרך פתחים שביניהם ולא נשתתפו במבוי מותר להשתמש החצרות במבוי שסומכים על עירוב שעירבו החצרו' דרך פתחים במקום שיתוף: הגה ויש אומרים דסומכין אשיתוף במקום עירוב אפי' לא נשתתפו אלא ביין וכן סומכין אעירוב במקום שיתוף (הרא"ש ומרדכי פ' הדר וטור) ולעיל סי' שס"ו ס"ו בהגהה כתבתי דאנו נוהגין לכתחילה שלא לעשות רק שתוף א' בקמח ונ"ל הטעם כי עירוב שלנו שכל א' מבני החצר נותן לשיתוף הוי כעירוב ושיתוף ביחד ולכתחילה אין לעשות יותר והא שהצריכו שיתוף ועירוב היינו בזמן הגמרא שבני החצר לא נתנו לשתוף רק החצר עירבו ביחד וא' מיני החצר נתן לשתוף אבל בכה"ג לכ"ע אין עושין רק שתוף א' ואי עביד יותר ובירך עליו הוי ברכה לבטלה (ד"ע ותשובת מהר"ם שהביא הב"י):
Ceux qui s’associent dans le mavoï doivent faire érouv dans les cours, afin que les petits enfants n’oublient pas la loi de l’érouv, car les petits ne savent pas ce qui se fait dans le mavoï. Dès lors, s’ils se sont associés dans le mavoï avec du pain, on s’y fie et l’on n’a pas besoin de faire érouv dans les cours, car les petits reconnaissent le pain. Certains disent que si chaque cour n’a pas fait érouv pour soi, on ne se fie pas au chitouf. Mais quand chaque cour a fait érouv pour soi, puis qu’ils se sont associés dans le mavoï, sans faire érouv par les portes qui sont entre elles, ils sont permis à se servir dans les cours du mavoï par les portes qui sont entre elles, car on se fie au chitouf à la place de l’érouv. S’ils ont fait érouv par les portes qui sont entre elles et ne se sont pas associés dans le mavoï, il est permis aux cours de se servir du mavoï, car on se fie à l’érouv que les cours ont fait par les portes, à la place du chitouf. (Rema : Certains disent qu’on se fie au chitouf à la place de l’érouv même s’ils ne se sont associés qu’avec du vin, et de même on se fie à l’érouv à la place du chitouf. Plus haut au siman 366 seif 6, dans la glose, j’ai écrit que nous avons l’usage lekhathila (a priori) de ne faire qu’un seul chitouf de farine. La raison m’en paraît être que notre érouv, où chacun des habitants de la cour donne au chitouf, vaut érouv et chitouf ensemble ; a priori il ne faut pas en faire davantage. Ce qu’on a exigé chitouf et érouv, c’était au temps du Talmud, où les habitants de la cour ne donnaient pas au chitouf, mais la cour faisait érouv ensemble et l’un des habitants de la cour donnait au chitouf. Mais de la sorte, de l’avis de tous, on ne fait qu’un seul chitouf ; et si l’on en fait davantage et qu’on a béni dessus, c’est une bénédiction vaine.)