L’homme endormi acquiert la chevita sur place ; les objets sans maître suivent le premier qui s’en saisit ; les objets du non-juif acquièrent la chevita où ils sont, par décret.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מי שישן בדדך וחשכה לו קנה שביתה במקומו ויש לו אלפים אמה לכל רוח ודוקא באדם משום דהואיל ואם היה נעור היה קונה ישן נמי קונה אבל חפצי הפקר אינם קונים שביתה והם כרגלי הזוכה בהם תחלה שיכול להוליכן למקום שילך הוא אבל חפצי העכו"ם קונין שביתה במקומן אף על פי שבעליהן לאו בני שביתה נינהו גזירה חפצי עכו"ם אטו חפצי ישראל ואם הוציאן עכו"ם חוץ לתחומן והביאן לעיר יכולים לטלטל בכולה שכולה כארבע אמות ובלבד שתהא מוקפת לדירה וסתם עיירות מוקפות לדירה שבונים בתים תחלה ואח"כ מקיפים אותם אבל סתם מבצרים אינם מוקפים לדירה: הגה ולכן יש ליזהר ישראל שהשאיל כליו לעכו"ם והחזירן בשבת שלא לטלטלן חוץ מארבע אמות אם אין העיר מוקף מחיצה שהרי הכלים קנו שביתה אצל העכו"ם: (א"ז)
Qui s’est endormi en chemin et que le soir a surpris a acquis la chevita à sa place et a deux mille coudées de chaque côté. Cela n’est dit que de l’homme, parce que, s’il avait été éveillé, il aurait acquis : l’endormi acquiert aussi. Mais les objets sans maître n’acquièrent pas de chevita et sont selon les pieds de celui qui s’en saisit le premier, qui peut les emmener où il va. Toutefois les objets du non-juif acquièrent la chevita à leur place, bien que leurs maîtres ne soient pas soumis à la chevita : décret des objets du non-juif à cause des objets d’Israël. Si un non-juif les a sortis hors de leur téhoum et les a apportés en ville, on peut les transporter dans toute la ville, car toute entière elle est comme quatre coudées, pourvu qu’elle soit entourée pour l’habitation. Les villes ordinaires sont entourées pour l’habitation, car l’on bâtit d’abord les maisons puis on les entoure ; mais les forteresses ordinaires ne sont pas entourées pour l’habitation. (Rema : Aussi un Israélite qui a prêté ses objets à un non-juif et les a recouvrés le Chabbat doit-il prendre garde de ne pas les transporter hors de quatre coudées si la ville n’est pas entourée d’une paroi, car les objets ont acquis la chevita chez le non-juif.)