Le pauvre ou le voyageur qui a résolu en son cœur et s’est mis en chemin acquiert la chevita au lieu visé, même s’il n’y est pas arrivé. L’envoyé de la ville n’acquiert que pour lui si l’érouv n’a pas été déposé.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מי שנתכוין לקבוע שביתתו במקום ידוע אצלו והחזיק בדרך והלך כדי שיגיע לאותו מקום ויקנה בו שביתה אע"פ שלא הגיע ולא עמד שם אלא החזירו חבירו ללון או שחזר מעצמו ללון אצלו או שנתעכב יש לו להלוך למחר עד מקום שנתכוין לו ומאותו המקום אלפים אמה לכל רוח שכיון שגמר בלבו לקבוע שם שביתתו והחזיק בדרך נעשה כמי שעמד שם או שהניח עירובו שם בד"א בעני שאין מטריחין אותו להניח עירוב או ברחוק כגון שהיה בא בדרך אבל אם לא היה עני ולא רחוק לא:
Qui a eu l’intention de fixer sa chevita en un lieu connu de lui, s’est mis en chemin et a marché assez pour atteindre ce lieu et y acquérir la chevita : bien qu’il n’y soit pas arrivé et n’y ait pas stationné, mais que son compagnon l’ait ramené loger, ou qu’il soit revenu de lui-même loger chez lui, ou qu’il se soit attardé, il a le droit d’aller le lendemain jusqu’au lieu qu’il avait visé, et de ce lieu deux mille coudées de chaque côté. Car dès qu’il a arrêté en son cœur d’y fixer sa chevita et s’est mis en chemin, il est devenu comme qui s’y est tenu ou y a déposé son érouv — s’agissant d’un pauvre que l’on n’astreint pas à déposer un érouv, ou d’un éloigné, comme qui venait en chemin. Mais s’il n’était ni pauvre ni éloigné, non.
זה שאמרנו שהקונה שביתה בריחוק מקום שיחזיק בדרך לא שיצא וילך בשדה אלא אפילו ירד מן העליה לילך לאותו מקום קודם שיצא מפתח החצר החזירו חבירו ה"ז החזיק וקנה שביתה וכל הקונה שביתה בריחוק מקום א"צ לומר שביתתי במקום פלוני אלא כיון שגמר בלבו והחזיק בדרך כל שהוא קנה שם שביתה וא"צ לומר מי שיצא ברגליו ועמד במקום שקונה בו שביתה שאינו צריך לומר כלום אלא כיון שגמר בלבו קנה:
Cela que nous avons dit, que qui acquiert la chevita en un lieu éloigné doit se mettre en chemin, ce n’est pas qu’il sorte et marche aux champs : même s’il est descendu du grenier pour aller vers ce lieu, avant qu’il soit sorti de la porte de la cour son compagnon l’a ramené, c’est s’être mis en chemin et il a acquis la chevita. Quiconque acquiert la chevita en un lieu éloigné n’a pas besoin de dire : ma chevita est en tel lieu ; dès qu’il a arrêté en son cœur et s’est mis en chemin tant soit peu, il y a acquis la chevita. Et il n’est pas besoin de le dire de qui est sorti de ses pieds et s’est tenu au lieu où il acquiert la chevita : il n’a rien à dire ; dès qu’il a arrêté en son cœur, il a acquis.
אנשי העיר ששלחו אחד מהם להוליך להם עירובם למקום ידוע והחזיק בדרך והחזירוהו חבירו ולא הוליך עירובם הם לא קנו שביתה באותו מקום שהרי לא הונח שם עירובם ואין להם להלך במדינתם אלא אלפים אמה לכל רוח והוא קנה שם עירוב שהרי הוא בא בדרך ונתכוין לשבות שם והחזיק בדרך לפיכך יש לו לילך לאותו מקום למחר ולילך ממנו אלפים אמה לכל רוח:
Les gens de la ville qui ont envoyé l’un d’eux leur porter leur érouv en un lieu connu, et il s’est mis en chemin et son compagnon l’a ramené et il n’a pas porté leur érouv : eux n’ont pas acquis la chevita en ce lieu, car leur érouv n’y a pas été déposé, et ils n’ont à marcher dans leur cité que deux mille coudées de chaque côté. Lui a acquis là un érouv, car il venait en chemin, a eu l’intention d’y passer le Chabbat et s’est mis en chemin ; aussi a-t-il le droit d’aller en ce lieu le lendemain et d’en aller deux mille coudées de chaque côté.