Préparation de la table, hassiba, qui en est tenu, les quatre coupes, leur mesure, le vin, les femmes et les enfants.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
יהיה שלחנו ערוך מבעוד יום כדי לאכול מיד כשתחשך ואף אם הוא בבית המדרש יקום מפני שמצוה למהר ולאכול בשביל התינוקו' שלא ישנו אבל לא יאמר קידוש עד שתחשך:
Que sa table soit dressée de jour encore, afin de manger dès qu'il fait nuit. Même s'il se trouve au beit hamidrash, qu'il se lève, car c'est une mitsva de se hâter de manger à cause des petits enfants, pour qu'ils ne s'endorment pas. Mais on ne dira pas le kiddouch avant la nuit.
יסדר שלחנו יפה בכלים נאים כפי כוחו ויכין מקום מושבו שישב בהסיבה דרך חירו': הגה ואפילו עני שאין לו כרים ישב על הספסל (מרדכי ריש פרק ערבי פסחי'):
On dressera sa table avec de beaux ustensiles, selon ses moyens, et l'on préparera sa place pour s'asseoir en hassiba, à la manière des hommes libres. (Rema : Même un pauvre qui n'a pas de coussins s'assiéra sur le banc.)
כשהוא מיסב לא יטה על גבו ולא על פניו ולא על ימינו אלא על שמאלו: (ואין חילוק בין איטר לאחר) (טור בשם רש"י ות"ה בסי' קל"ו):
Lorsqu'on s'accoude, on ne s'inclinera ni sur le dos, ni sur le visage, ni sur le côté droit, mais sur le côté gauche. (Rema : Il n'y a pas de différence entre le gaucher et les autres.)
אשה אינה צריכה הסיבה אלא אם כן היא חשובה: הגה וכל הנשים שלנו מיקרי חשובות (מרדכי ריש פרק ע"פ ורבינו ירוחם) אך לא נהגו להסב כי סמכו על ראבי"ה דכתב דבזמן הזה אין להסב (ד"ע):
Une femme n'est pas tenue à la hassiba, à moins qu'elle ne soit une femme importante. (Rema : Toutes nos femmes sont considérées comme importantes. Toutefois elles n'ont pas l'usage de s'accouder, car elles se sont appuyées sur le Raavia qui a écrit qu'à notre époque on n'a plus à s'accouder.)
בן אצל אביו צריך הסיבה אפי' הוא רבו מובהק ותלמיד לפני רבו א"צ הסיבה אפי' אינו רבו מובהק אא"כ יתן לו רבו רשות ותלמיד חכם מופלג בדורו אע"פ שלא למד ממנו כלום חשוב כרבו ואינו צריך הסיבה (ודוקא כשאכלו על שלחן אחד אבל אם אוכל על שלחן בפני עצמו צריך להסב):
Un fils auprès de son père est tenu à la hassiba, même si celui-ci est son maître éminent. Un élève devant son maître n'est pas tenu à la hassiba, même si ce n'est pas son maître éminent, à moins que le maître ne lui en donne la permission. Un talmid 'hakham éminent de sa génération, même si l'on n'a rien appris de lui, est considéré comme son maître et l'on n'est pas tenu à la hassiba. (Rema : Cela n'est vrai que s'ils mangent à la même table ; mais s'il mange à une table à part, il est tenu de s'accouder.)
השמש צריך הסיבה:
Le servant est tenu à la hassiba.
כל מי שצריך הסיבה אם אכל או שתה בלא הסיבה לא יצא וצריך לחזור לאכול ולשתות בהסיבה: הגה וי"א דבזמן הזה דאין דרך להסב כדאי הוא ראבי"ה לסמוך עליו שבדיעבד יצא בלא הסיבה (אגודה פרק ע"פ) ונראה לי אם לא שתה כוס שלישי או רביעי בהסיבה אין לחזור ולשתות בהסיבה דיש בו חשש שנראה כמוסיף על הכוסות אבל בשני כוסות ראשונות יחזור וישתה בלא ברכה (מנהגים) וכן באכילת מצה ולכתחלה יסב כל הסעודה (מהרי"ב):
Quiconque est tenu à la hassiba, s'il a mangé ou bu sans hassiba, n'est pas quitte et doit recommencer à manger et à boire en hassiba. (Rema : Certains disent qu'à notre époque, où l'on n'a plus l'habitude de s'accouder, le Raavia suffit pour s'appuyer sur lui : bediavad (après coup), on est quitte sans hassiba. Il me semble que si l'on n'a pas bu la troisième ou la quatrième coupe en hassiba, on ne recommencera pas à boire en hassiba, car on craindrait de paraître ajouter aux coupes ; mais pour les deux premières coupes, on recommencera à boire sans berakha. De même pour la consommation de la matsa. Lekhathila (a priori), on s'accoudera pendant tout le repas.)
צריך לשתות ארבע כוסות על הסדר ואם שתאן זה אחר זה שלא כסדר לא יצא:
Il faut boire les quatre coupes dans l'ordre ; si on les a bues l'une après l'autre sans suivre l'ordre, on n'est pas quitte.
שיעור הכוס רביעי' לאחר שימזגנו (אם רוצה למזגו) וישתה כולו או רובו ואם יש בו הרבה רביעיות שותין ממנו כל כך בני אדם כמנין רביעיו' שבו ויש אומרים שצריך לשתות רוב הכוס אפילו מחזיק כמה רביעיות: וצריך לשתות השיעור שלא בהפסק גדול בנתיים (ב"י בשם רוקח):
La mesure de la coupe est une reviit, après qu'on l'a coupée d'eau (si l'on veut la couper). On la boira tout entière, ou la plus grande partie. S'il y a en elle plusieurs reviit, autant de personnes qu'il y a de reviit y boiront. Certains disent qu'il faut boire la plus grande partie de la coupe, même si elle contient plusieurs reviit. Il faut boire la mesure sans grande interruption au milieu.
מי שאינו שותה יין מפני שמזיקו או שונאו צריך לדחוק עצמו ולשתות לקיים מצו' ארבעה כוסות:
Celui qui ne boit pas de vin parce qu'il lui nuit ou parce qu'il le déteste doit se forcer et boire, pour accomplir la mitsva des quatre coupes.
מצוה לחזור אחר יין אדום (אם אין הלבן משובח ממנו) (טור):
C'est une mitsva de rechercher du vin rouge (si le blanc n'est pas meilleur que lui).
יוצאים ביין מבושל ובקונדיטון:
On s'acquitte avec du vin cuit et avec du konditon.
אפילו עני המתפרנס מן הצדקה ימכור מלבושו או ילוה או ישכיר עצמו לד' כוסות:
Même un pauvre qui vit de la tsédaka vendra son vêtement, ou empruntera, ou se louera lui-même, pour les quatre coupes.
גם הנשים חייבות בארבע כוסות ובכל מצות הנוהגות באותו לילה:
Les femmes aussi sont tenues aux quatre coupes et à toutes les mitsvot en vigueur cette nuit-là.
תינוקות שהגיעו לחינוך מצוה ליתן לכל אחד כוסו לפניו: הגה ואין ליקח כוס שפיו צר כמו קרו"ג גלא"ז מפני שלא יכול לשתות רביעית כאחד (מהרי"ב) ובכוס של ברכת המזון בלא"ה אין לוקחין אותו וע"ל סי' קפ"ג סעיף ד' בהגה וכן הכוס של קידוש וע"ל סי' רע"א סעיף י' (ב"י):
Aux petits enfants parvenus à l'âge de l'éducation, c'est une mitsva de donner à chacun sa coupe devant lui. (Rema : On ne prendra pas une coupe à ouverture étroite, comme un krog-glas, parce qu'on ne peut y boire une reviit d'un trait. Pour la coupe de birkat hamazone, de toute façon on ne la prend pas ; voir plus haut siman 183 seif 4 au Rema. De même pour la coupe du kiddouch ; voir plus haut siman 271 seif 10.)
מצוה לחלק לתינוקות קליות ואגוזים כדי שיראו שינוי וישאלו:
C'est une mitsva de distribuer aux petits enfants des grains grillés et des noix, afin qu'ils voient un changement et qu'ils posent des questions.