שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 565

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · La tefila de 'Anénou
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le yahid dit 'Anénou dans Shoméa Tefila. S'il l'oublie, on ne le fait pas répéter. L'usage est de ne le dire qu'à minha, hors le chaliah tsibbour qui le dit à shaharit à voix haute. On ne dit pas les Treize Attributs en forme de tefila en yahid. Qui se vante de jeûner en est puni.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETLa tefila de ‘Anénou
À FAIREPlace de ‘Anénou pour le yahid
Dans Shoméa Tefila — yahid qui a accepté un jeûne, ou yahid qui prie avec le tsibbour un jeûne public ; le chaliah tsibbour à voix basse est comme un yahid
À FAIREOubli avant de déraciner les pieds
Le dire sans conclusion, après la tefila
À FAIREAprès minha
Il est bon de dire dans les tahnounim, après Elohai netsor : Ribon kol haolamim… (au temps du Temple, sacrifice de graisse et de sang)
À ÉVITERRépéter la tefila
S’il a oublié ‘Anénou, on ne le fait pas répéter
À ÉVITERTreize Attributs en forme de tefila
Le yahid n’est pas autorisé à les dire en forme de tefila et de demande de miséricorde (chose de sainteté)
À ÉVITERSe vanter du jeûne
Qui jeûne et se publie auprès des autres pour se vanter en est puni
OUITreize Attributs en lecture
S’il les dit en forme de simple lecture, il les dit
OUIQuatre jeûnes (avis)
Il y a qui disent que même le yahid dit ‘Anénou à toutes ses tefilot ; même s’il mange ensuite par fringale, il convient de le dire, les Sages ayant institué d’y jeûner
OUIYahid seulement à minha (avis)
Il y a qui disent que le yahid ne dit ‘Anénou qu’à minha, de peur qu’une fringale (boulimos) ne le saisisse et qu’il ne se trouve menteur dans sa tefila ; le chaliah tsibbour le dit aussi à shaharit à voix haute, car il est impossible que quelques-uns de l’assemblée ne jeûnent pas
REMALe yahid dit ‘Anénou avant « car Tu entends… » et ne conclut pas par « qui répond au temps de détresse » : à « à tout temps de détresse et d’angoisse », il achève « car Tu entends la tefila… ». Il ne change pas le coin de la berakha : même en yahid, « ‘Anénou betsom ta‘aniténou ». Usage : à tous les jeûnes, ‘Anénou seulement à minha, hors le chaliah tsibbour qui le dit à shaharit à voix haute. Le yahid ne dira pas selihot ni Vaya‘avor.
Le yahid dit ‘Anénou dans Shoméa Tefila ; oubli : on ne répète pas. Usage : minha seulement, hors chaliah tsibbour à shaharit. Pas de Treize Attributs ni selihot en forme de tefila en yahid. Se vanter du jeûne est puni.

Glossaire

עננו
'Anénou, prière du jeûne
בולמוס
boulimos, fringale irrépressible
שלש עשרה מדות
Treize Attributs
ויעבור
Vaya'avor
מטבע ברכה
coin de la berakha, formule fixée

יחיד אומר עננו בשומע תפלה בין יחיד שקבל עליו תענית בין יחיד המתפלל עם הצבור בתענית צבור וכן שליח צבור שמסדר תפלתו בלחש כיחיד דמי ובשומע תפלה: הגה ואומרו קודם כי אתה שומע וכו' ולא יחתום בעונה בעת צרה אלא כשמגיע לכל עת צרה וצוקה יסיים כי אתה שומע תפלת וכו' (ב"י בשם תוספות) ולא ישנה ממטבע ברכה אפי' כשמתענה יחיד יאמר עננו בצום תעניתנו וכו': (רשב"א סימן נ"ה):

Le yahid dit 'Anénou dans Shoméa Tefila, que ce soit un yahid qui a accepté sur soi un jeûne, ou un yahid qui prie avec le tsibbour un jeûne public. De même le chaliah tsibbour qui arrange sa tefila à voix basse est comme un yahid, et [dit 'Anénou] dans Shoméa Tefila. (Rema : Il le dit avant « car Tu entends... », et il ne conclura pas par « qui répond au temps de détresse » ; seulement, quand il arrive à « à tout temps de détresse et d'angoisse », il achèvera : « car Tu entends la tefila... ». Il ne changera pas le coin de la berakha : même quand il jeûne en yahid, il dira 'Anénou betsom ta'aniténou, etc.)

אם שכח מלומר עננו אין מחזירין אותו (וע"ל סי' רל"ד סעיף ד' וה') ואם נזכר קודם שעקר רגליו אומרו בלא חתימה (לאחר תפלתו):

S'il a oublié de dire 'Anénou, on ne le fait pas répéter. S'il s'en est souvenu avant d'avoir déraciné ses pieds, il le dit sans conclusion, après sa tefila.

יש אומרים שאין היחיד אומר עננו כי אם במנחה שמא יאחזנו בולמוס ונמצא שקרן בתפלתו אבל שליח ציבור אומרו גם בתפלת שחרית כשהוא מתפלל בקול רם שאי אפשר שלא יתענו קצת מהקהל ובארבע צומות גם היחיד אומרו בכל תפלותיו דאפי' יאחזנו בולמוס ויאכל שייך שפיר למימר עננו ביום צום התענית הזה כיון שתקנו חכמים להתענות בו: הגה ונהגו בכל הצומות שלא לאומרו כי אם במנחה מלבד שליח צבור שאומרו שחרית כשמתפלל בקול רם:

Il y a qui disent que le yahid ne dit 'Anénou qu'à minha, de peur qu'une fringale irrépressible (boulimos) ne le saisisse et qu'il ne se trouve menteur dans sa tefila. Mais le chaliah tsibbour le dit aussi à la tefila de shaharit quand il prie à voix haute, car il est impossible que quelques-uns de l'assemblée ne jeûnent pas. Aux quatre jeûnes, même le yahid le dit à toutes ses tefilot : même si une fringale le saisit et qu'il mange, il convient de dire 'Anénou en ce jour de jeûne, puisque les Sages ont institué d'y jeûner. (Rema : On a pris l'usage, à tous les jeûnes, de ne le dire qu'à minha, hors le chaliah tsibbour qui le dit à shaharit quand il prie à voix haute.)

טוב לומר בתחנונים שאחר תפלת המנחה לאחר אלהי נצור וכו' רבון כל העולמים גלוי וידוע לפניך שבזמן שבית המקדש קיים אדם חוטא ומקריב קרבן ואין מקריבין ממנו אלא חלבו ודמו וכו':

Il est bon de dire dans les tahnounim après la tefila de minha, après Elohai netsor, etc. : Ribon kol haolamim, il est révélé et connu devant Toi qu'au temps où le Temple existait, l'homme péchait et offrait un sacrifice, et l'on n'en offrait que sa graisse et son sang, etc.

אין היחיד רשאי לומר שלש עשרה מדות דרך תפלה ובקשת רחמים דדבר שבקדושה הם אבל אם בא לאומרם דרך קריאה בעלמא אומרם: הגה וכן אין ליחיד לומר סליחות או ויעבור (מהרי"ל בשם א"ז):

Le yahid n'est pas autorisé à dire les Treize Attributs en forme de tefila et de demande de miséricorde, car ce sont chose de sainteté. Mais s'il vient les dire en forme de simple lecture, il les dit. (Rema : De même le yahid ne dira pas selihot ni Vaya'avor.)

המתענה ומפרסם עצמו לאחרים להשתבח שהוא מתענה הוא נענש על כך:

Qui jeûne et se publie auprès des autres pour se vanter qu'il jeûne en est puni.