שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 605

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Coutume des kapparot la veille de Yom Kippour
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le texte écarte le rite ; le Rema le maintient comme coutume ancienne : coq pour le mâle, poule pour la femme, don aux pauvres.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETCoutume des kapparot la veille de Yom Kippour
À FAIREPrendre la volaille adaptée
Un coq pour un mâle, une poule pour une femme ; deux volailles pour une femme enceinte, au cas où elle accoucherait d’un mâle. On choisit des coqs blancs, d’après le verset « si vos péchés sont écarlates, ils blanchiront comme neige »
À FAIREDestiner aux pauvres
Donner les kapparot aux pauvres, ou les racheter contre de l’argent donné aux pauvres
À FAIREEnchaîner le geste au sacrifice
Tourner la volaille au-dessus de soi, imposer les mains, égorger aussitôt à l’image du sacrifice ; jeter les entrailles sur les toits ou dans la cour, où les oiseaux peuvent les prendre
À ÉVITERCette coutume selon l’auteur
L’auteur dit d’écarter la coutume d’égorger un coq pour chaque fils mâle et d’y dire des versets
OUITombes et tsedaka
Dans certains lieux, aller sur les tombes et augmenter la tsedaka est une belle coutume
NONModifier la pratique locale
Le Rema : on la pratique dans tous ces pays et il ne faut pas la changer, car c’est une coutume des anciens
REMACertains Gueonim et beaucoup d’Aharonim ont consigné cette coutume ; on la pratique dans tous ces pays, il ne faut pas la changer. Coq pour l’homme, poule pour la femme, deux volailles si enceinte ; coqs blancs. Donner aux pauvres ou racheter. Tombes et tsedaka : belle coutume. Égorger aussitôt après avoir tourné et imposé les mains ; jeter les entrailles aux oiseaux.
L’auteur écarte la coutume d’égorger un coq comme kappara. Le Rema la maintient comme coutume ancienne et en fixe le détail : volaille selon la personne, don aux pauvres, égorgement immédiat à l’image du sacrifice.

Glossaire

kapparot
rite d’expiation : volaille tournée au-dessus de la tête
semikha
imposition des mains sur la victime
Gueonim
décisionnaires de l’époque gaonique
vatikin
anciens, pieux des premières générations

מה שנוהגים לעשות כפרה בערב יום כפורים לשחוט תרנגול על כל בן זכר ולומר עליו פסוקים יש למנוע המנהג: הגה ויש מהגאונים שכתבו מנהג זה וכן כתבו אותו רבים מן האחרונים וכן נוהגין בכל מדינות אלו ואין לשנות כי הוא מנהג ותיקין ונוהגין ליקח תרנגול זכר לזכר ולנקבה לוקחין תרנגולת (ב"י בשם תשב"ץ) ולוקחין למעוברת ב' תרנגולים אולי תלד זכר ובוחרין בתרנגולים לבנים על דרך שנאמר אם יהיו חטאיכם כשנים כשלג ילבינו ונהגו ליתן הכפרות לעניים או לפדותן בממון שנותנים לעניים (מהרי"ל) ויש מקומות שנוהגין לילך על הקברות ולהרבות בצדקה והכל מנהג יפה ויש להסמיך שחיטת הכפרו' מיד לאחר שהחזירו עליו וסמך ידיו עליו דמות הקרבן וזורקין בני מעיהם על הגגות או בחצר מקום שהעופות יכולין לקחת משם (טור):

Ce que l’on a coutume de faire comme kappara la veille de Yom Kippour — d’égorger un coq pour chaque fils mâle et de dire sur lui des versets — il faut écarter cette coutume. (Rema : Certains des Gueonim ont consigné cette coutume, et de même beaucoup d’Aharonim ; on la pratique dans tous ces pays, et il ne faut pas la changer, car c’est une coutume des anciens. On a coutume de prendre un coq pour un mâle et, pour une femme, une poule. Pour une femme enceinte, on prend deux volailles, au cas où elle accoucherait d’un mâle. On choisit des coqs blancs, selon qu’il est dit : אם יהיו חטאיכם כשנים כשלג ילבינו. On a coutume de donner les kapparot aux pauvres, ou de les racheter contre de l’argent que l’on donne aux pauvres. Il est des lieux où l’on a coutume d’aller sur les tombes et d’augmenter la tsedaka : tout cela est une belle coutume. Il faut faire suivre l’égorgement des kapparot aussitôt après qu’on les a tournées au-dessus de soi et qu’on a imposé les mains, à l’image du sacrifice ; on jette les entrailles sur les toits ou dans la cour, endroit d’où les oiseaux peuvent les prendre.)