שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 606

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Qu’un homme apaise son prochain la veille de Yom Kippour
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Yom Kippour n’expie pas les fautes entre l’homme et son prochain sans pardon ; règles du pardon, des morts, de l’immersion et de la flagellation.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETApaiser son prochain la veille de Yom Kippour
À FAIREDemander pardon avant Yom Kippour
Les fautes entre l’homme et son prochain ne sont pas expiées tant qu’on ne l’a pas apaisé, même pour une vexation de paroles. On a coutume de demander pardon la veille
À FAIREInsister jusqu’à trois fois
S’il ne s’apaise pas, y retourner une deuxième et une troisième fois, chaque fois avec trois hommes. Après trois refus, on n’est plus tenu, mais on dira devant dix personnes qu’on lui a demandé pardon
À FAIREMort ou maître
Si la personne est morte : dix hommes sur sa tombe, et l’on dit « j’ai fauté envers le Dieu d’Israël et envers un tel ». S’il s’agit du maître, y aller de nombreuses fois jusqu’à ce qu’il s’apaise
À FAIREImmersion et flagellation avant la nuit
Permis quand on veut, pourvu que ce soit avant la nuit ; pas de bénédiction sur l’immersion
À ÉVITERMauvais nom sur les morts
Décret des Anciens et herem : ne pas répandre un mauvais nom sur les morts
OUIDeuil entre Roch Hachana et Yom Kippour
Droit de se laver et de s’immerger la veille, car Yom Kippour annule les sept jours ; une immersion de mitsva est permise malgré la coutume de ne pas se laver pendant les trente jours
NONRefus de pardon
Celui qui pardonne ne sera pas cruel au point de refuser, sauf s’il vise le bien de celui qui demande. Si l’on a répandu sur lui un mauvais nom, il n’est pas tenu de pardonner
REMANe pas refuser le pardon par cruauté, sauf pour le bien du demandeur. Si l’on a répandu sur lui un mauvais nom, il n’est pas tenu de lui pardonner. Immersion une seule fois, sans vidoui, à cause du kri ; le versement de neuf kavim d’eau suffit aussi. Deuil entre Roch Hachana et Yom Kippour : lavage et immersion permis la veille, Yom Kippour annulant les sept jours ; l’immersion de mitsva est permise malgré la coutume des trente jours.
Yom Kippour n’expie pas les fautes envers autrui tant qu’on n’a pas apaisé. On demande pardon jusqu’à trois fois avec témoins, davantage pour un maître, et sur la tombe s’il est mort. Le pardon ne se refuse pas par cruauté, sauf pour le bien du demandeur ou en cas de mauvais nom.

Glossaire

herem
ban, interdiction communautaire solennelle
vidoui
confession des fautes
kri
émission séminale
kav
mesure de volume ; neuf kavim d’eau tiennent lieu d’immersion
hotsaat shem ra
diffamation, répandre un mauvais nom

עבירות שבין אדם לחבירו אין יום הכפורים מכפר עד שיפייסנו ואפילו לא הקניטו אלא בדברים צריך לפייסו ואם אינו מתפייס בראשונה יחזור וילך פעם שניה ושלישית ובכל פעם יקח עמו שלשה אנשים ואם אינו מתפייס בשלשה פעמים אינו זקוק לו (מיהו יאמר אח"כ לפני עשרה שביקש ממנו מחילה). (מרדכי דיומא ומהרי"ל) ואם הוא רבו צריך לילך לו כמה פעמים עד שיתפייס: הגה והמוחל לא יהיה אכזרי מלמחול (מהרי"ל) אם לא שמכוין לטובת המבקש מחילה (גמרא דיומא) ואם הוציא עליו שם רע א"צ למחול לו (מרדכי וסמ"ק והגה"מ פ"ב מהלכות תשובה ומהרי"ו):

Les fautes entre l’homme et son prochain, Yom Kippour n’en fait pas l’expiation tant qu’on ne l’a pas apaisé. Même si on ne l’a que vexé par des paroles, il faut l’apaiser. S’il ne s’apaise pas la première fois, on y retourne une deuxième et une troisième fois, et chaque fois on emmène avec soi trois hommes. S’il ne s’apaise pas après trois fois, on n’est plus tenu envers lui. Toutefois, on dira ensuite devant dix personnes que l’on lui a demandé pardon. S’il s’agit de son maître, il faut y aller de nombreuses fois jusqu’à ce qu’il s’apaise. (Rema : Celui qui pardonne ne sera pas cruel au point de refuser le pardon, à moins qu’il n’ait en vue le bien de celui qui demande pardon. Si l’on a répandu sur lui un mauvais nom, il n’est pas tenu de lui pardonner.)

אם מת אשר חטא לו מביא עשרה בני אדם ומעמידם על קברו ואומר חטאתי לאלהי ישראל ולפלוני זה שחטאתי לו (ונהגו לבקש מחילה בערב יו"כ) (מרדכי דיומא):

Si celui envers qui l’on a fauté est mort, on amène dix hommes, on les fait se tenir sur sa tombe et l’on dit : חטאתי לאלהי ישראל ולפלוני זה שחטאתי לו. On a coutume de demander pardon la veille de Yom Kippour.

תקנת קדמונינו וחרם שלא להוציא שם רע על המתים:

C’est un décret de nos Anciens, et un herem, de ne pas répandre un mauvais nom sur les morts.

יכול לטבול וללקות מתי שירצה רק שיהיה קודם הלילה ואינו מברך על הטבילה: הגה ואין צריך לטבול רק פעם אחת בלא וידוי משום קרי והוא הדין דהטלת ט' קבין מים נמי מהני (מהרי"ו וכל בו ותשב"ץ). מי שמת לו מת בין ר"ה ליוה"כ מותר לרחוץ ולטבול בעיו"כ דיום כפור מבטל שבעה (מהרי"ל הלכות שמחות) אע"פ שנהגו שלא לרחוץ כל שלשים טבילת מצוה מותר (דעת עצמו):

On peut s’immerger et recevoir la flagellation quand on veut, pourvu que ce soit avant la nuit ; on ne dit pas de berakha sur l’immersion. (Rema : Il n’est besoin de s’immerger qu’une seule fois, sans vidoui, à cause du kri. De même, le versement de neuf kavim d’eau suffit aussi. Celui à qui un mort est survenu entre Roch Hachana et Yom Kippour a le droit de se laver et de s’immerger la veille de Yom Kippour, car Yom Kippour annule les sept jours. Bien que l’on ait coutume de ne pas se laver pendant les trente jours, une immersion de mitsva est permise.)