Yom Kippour n’expie pas les fautes entre l’homme et son prochain sans pardon ; règles du pardon, des morts, de l’immersion et de la flagellation.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
עבירות שבין אדם לחבירו אין יום הכפורים מכפר עד שיפייסנו ואפילו לא הקניטו אלא בדברים צריך לפייסו ואם אינו מתפייס בראשונה יחזור וילך פעם שניה ושלישית ובכל פעם יקח עמו שלשה אנשים ואם אינו מתפייס בשלשה פעמים אינו זקוק לו (מיהו יאמר אח"כ לפני עשרה שביקש ממנו מחילה). (מרדכי דיומא ומהרי"ל) ואם הוא רבו צריך לילך לו כמה פעמים עד שיתפייס: הגה והמוחל לא יהיה אכזרי מלמחול (מהרי"ל) אם לא שמכוין לטובת המבקש מחילה (גמרא דיומא) ואם הוציא עליו שם רע א"צ למחול לו (מרדכי וסמ"ק והגה"מ פ"ב מהלכות תשובה ומהרי"ו):
Les fautes entre l’homme et son prochain, Yom Kippour n’en fait pas l’expiation tant qu’on ne l’a pas apaisé. Même si on ne l’a que vexé par des paroles, il faut l’apaiser. S’il ne s’apaise pas la première fois, on y retourne une deuxième et une troisième fois, et chaque fois on emmène avec soi trois hommes. S’il ne s’apaise pas après trois fois, on n’est plus tenu envers lui. Toutefois, on dira ensuite devant dix personnes que l’on lui a demandé pardon. S’il s’agit de son maître, il faut y aller de nombreuses fois jusqu’à ce qu’il s’apaise. (Rema : Celui qui pardonne ne sera pas cruel au point de refuser le pardon, à moins qu’il n’ait en vue le bien de celui qui demande pardon. Si l’on a répandu sur lui un mauvais nom, il n’est pas tenu de lui pardonner.)
אם מת אשר חטא לו מביא עשרה בני אדם ומעמידם על קברו ואומר חטאתי לאלהי ישראל ולפלוני זה שחטאתי לו (ונהגו לבקש מחילה בערב יו"כ) (מרדכי דיומא):
Si celui envers qui l’on a fauté est mort, on amène dix hommes, on les fait se tenir sur sa tombe et l’on dit : חטאתי לאלהי ישראל ולפלוני זה שחטאתי לו. On a coutume de demander pardon la veille de Yom Kippour.
תקנת קדמונינו וחרם שלא להוציא שם רע על המתים:
C’est un décret de nos Anciens, et un herem, de ne pas répandre un mauvais nom sur les morts.
יכול לטבול וללקות מתי שירצה רק שיהיה קודם הלילה ואינו מברך על הטבילה: הגה ואין צריך לטבול רק פעם אחת בלא וידוי משום קרי והוא הדין דהטלת ט' קבין מים נמי מהני (מהרי"ו וכל בו ותשב"ץ). מי שמת לו מת בין ר"ה ליוה"כ מותר לרחוץ ולטבול בעיו"כ דיום כפור מבטל שבעה (מהרי"ל הלכות שמחות) אע"פ שנהגו שלא לרחוץ כל שלשים טבילת מצוה מותר (דעת עצמו):
On peut s’immerger et recevoir la flagellation quand on veut, pourvu que ce soit avant la nuit ; on ne dit pas de berakha sur l’immersion. (Rema : Il n’est besoin de s’immerger qu’une seule fois, sans vidoui, à cause du kri. De même, le versement de neuf kavim d’eau suffit aussi. Celui à qui un mort est survenu entre Roch Hachana et Yom Kippour a le droit de se laver et de s’immerger la veille de Yom Kippour, car Yom Kippour annule les sept jours. Bien que l’on ait coutume de ne pas se laver pendant les trente jours, une immersion de mitsva est permise.)