On cesse de manger avant le crépuscule en ajoutant du profane au sacré ; aliments légers ; on peut revenir à table tant qu’on n’a pas accepté le jeûne.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
אוכלין ומפסיקין קודם בין השמשו' שצריך להוסיף מחול על הקודש ותוספת זה אין לו שיעור אלא קודם בין השמשו' שזמנו אלף ות"ק אמה קודם הלילה צריך להוסיף מחול על הקודש מעט או הרבה:
On mange et l’on interrompt avant béin hachemashot, car il faut ajouter du profane au sacré. Cet ajout n’a pas de mesure fixe : seulement, avant béin hachemashot — dont le temps est de mille cinq cents coudées avant la nuit — il faut ajouter du profane au sacré, peu ou beaucoup.
נשים שאוכלו' ושותו' עד שחשכה והן אינן יודעו' שמצוה להוסיף מחול על הקודש אין ממחין בידם כדי שלא יבואו לעשו' בזדון: הגה והוא הדין בכל דבר איסור אמרינן מוטב שיהיו שוגגין ולא יהיו מזידין ודוקא שאינו מפורש בתורה אע"פ שהוא דאורייתא אבל אם מפורש בתורה מוחין בידו (ר"ן פרק ד' דביצה והרא"ש בשם העיטור). ואם יודע שאין דבריו נשמעין לא יאמר ברבים להוכיחן רק פעם אחד אבל לא ירבה בתוכחות מאחר שיודע שלא ישמעו אליו אבל ביחיד חייב להוכיחו עד שיכנו או יקללנו (ר"ן ס"פ הבע"י):
Les femmes qui mangent et boivent jusqu’à la tombée de la nuit, et qui ne savent pas qu’il est mitsva d’ajouter du profane au sacré : on ne les reprend pas, afin qu’elles n’en viennent pas à le faire mezid (volontairement). (Rema : Il en va de même pour tout interdit : on dit « mieux vaut qu’elles soient shogeg (par erreur) et non mezid ». Cela ne vaut que si ce n’est pas explicite dans la Torah, même si c’est d’origine toranique ; mais si c’est explicite dans la Torah, on les reprend. Si l’on sait que ses paroles ne seront pas écoutées, on ne dira pas en public pour les reprendre qu’une seule fois, et l’on n’insistera pas dans les reproches, puisqu’on sait qu’elles n’écouteront pas ; mais en particulier, on est tenu de reprendre jusqu’à ce que celui-ci le frappe ou le maudisse.)
אם הפסיק מאכילתו בעוד היום גדול יכול לחזור ולאכול כל זמן שלא קבל עליו התעני': הגה ועיין לעיל סימן תקנ"ג דאם קיבל בלב לא הוי קבלה:
Si l’on a interrompu son repas tandis que le jour est encore grand, on peut revenir manger tant qu’on n’a pas accepté le jeûne. (Rema : Voir plus haut siman 553 : si l’on a accepté dans le cœur seulement, ce n’est pas une acceptation.)
בערב יום הכפורים אין לו לאכול אלא מאכלים קלים להתעכל כדי שלא יהא שבע ומתגאה כשיתפלל: הגה וכן אין אוכלים דברים המחממים את הגוף שלא יבא לידי קרי וכן אין לאכול מאכלי חלב שמרבים זרע אך בסעודת שחרית נוהגין לאכלן. (מהרי"ל):
La veille de Yom Kippour, on ne mangera que des aliments légers à digérer, afin de n’être pas rassasié et orgueilleux au moment de prier. (Rema : De même, on ne mange pas de mets qui échauffent le corps, afin de ne pas en venir à un kri ; et l’on ne mange pas de laitages, qui multiplient la semence ; toutefois, au repas du matin, on a coutume d’en manger.)