שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 610

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Allumage des lumières à Yom Kippour
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On allume selon la coutume locale ; berakha sur la lumière ; lumières à la synagogue, ner neshama, vêtements blancs et kitel.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETAllumage des lumières à Yom Kippour
À FAIRESuivre la coutume du lieu
Là où l’on allume la nuit de Yom Kippour, on allume ; là où l’on n’allume pas, on n’allume pas
À FAIREChambre et lieux publics
S’il y a une lumière dans la maison, allumer aussi dans la chambre où l’on couche, afin de ne pas en venir à un rapport avec sa femme. En tout lieu, allumer aux batei knesset, batei midrash, venelles obscures et auprès des malades ; augmenter les lumières et étendre de beaux tissus
À ÉVITERFaire rallumer par un non-Juif
Si les lumières s’éteignent à Yom Kippour, ne pas dire à un non-Juif de les rallumer
OUIYom Kippour un Chabbat
Si le jour tombe un Chabbat, tous sont tenus d’allumer ; on bénit pour Chabbat et Yom Kippour
OUILumière éteinte
Celui dont la lumière s’est éteinte la rallume à la sortie, la laisse brûler jusqu’au bout, et prend sur lui de ne plus l’éteindre à la sortie, sa vie durant
NONAllumer contre la coutume locale
Là où la coutume est de ne pas allumer la nuit de Yom Kippour, on n’allume pas, sauf si c’est un Chabbat
REMAOn bénit l’allumage de Chabbat et de Yom Kippour. Certains disent que l’on bénit aussi la lumière de Yom Kippour, et telle est la coutume dans ces pays. Chaque homme, grand ou petit, se fait une lumière, et une lumière de l’âme pour son père et sa mère défunts. Si elle s’éteint, pas de non-Juif pour rallumer. On dresse les tables comme le Chabbat. On porte des vêtements blancs et propres et le kitel, image des anges et vêtement des morts, pour humilier et briser le cœur.
L’allumage suit la coutume du lieu, sauf le Chabbat où tous allument. On allume dans la chambre à coucher, à la synagogue et près des malades. Une lumière éteinte ne se fait pas rallumer le jour même par un non-Juif.

Glossaire

ner neshama
lumière de l’âme allumée à la mémoire des parents défunts
kitel
tunique blanche, vêtement des morts et de Yom Kippour
beit midrash
maison d’étude

מקום שנוהגים להדליק נר בליל יום הכפורים מדליקין מקום שנהגו שלא להדליק אין מדליקין (ואם יש נר בבית חייב להדליק בחדר ששוכב שם כדי שלא יבא לידי תשמיש עם אשתו מאחר שרואה אותה אצל הנר שבביתו) (מהרי"ל) ואם חל להיו' בשב' חייבין הכל להדליק הגה ומברכין להדליק נר של שבת ויום הכפורים:

Là où l’on a coutume d’allumer une lumière la nuit de Yom Kippour, on allume ; là où l’on a coutume de ne pas allumer, on n’allume pas. S’il y a une lumière dans la maison, on est tenu d’allumer dans la chambre où l’on couche, afin de ne pas en venir à un rapport avec sa femme, puisqu’on la voit auprès de la lumière de la maison. Si le jour tombe un Chabbat, tous sont tenus d’allumer. (Rema : On bénit d’allumer la lumière de Chabbat et de Yom Kippour.)

יש מי שאומר שמברך על הדלקת נר יום כפורים: הגה וכן המנהג במדינות אלו:

Il en est qui disent que l’on bénit sur l’allumage de la lumière de Yom Kippour. (Rema : Et telle est la coutume dans ces pays.)

בכל מקום מדליקין בבתי כנסיות ובבתי מדרשות ובמבואות האפלים ועל גבי החולים:

En tout lieu, on allume dans les batei knesset, dans les batei midrash, dans les venelles obscures et auprès des malades.

נוהגים בכל מקום להרבו' נרות בבתי כנסיו' ולהציע בגדים נאים בבית הכנסת: הגה ונוהגים שכל איש גדול או קטן עושין לו נר (מרדכי ומהרי"ו) גם נר נשמה לאביו ולאמו שמתו (כל בו) וכן נכון וכן כתבו מקצת רבוואתא ואם כבו נרות אלו ביוה"כ אין לומר לעכו"ם שיחזור וידליקם (מהרי"ל). מי שכבה נרו ביוה"כ יחזור וידלקנו במוצאי יום כפור ואל יכבנו עוד אלא יניחנו לדלוק עד גמירא וגם יקבל עליו שכל ימיו לא יכבה במוצאי יום כפורים נרו לא הוא ולא אחר (כך נמצא במנהגים ישנים). יש אומרים שיש להציע השלחנות ביום כפור כמו בשבת (מרדכי ומנהגים) וכן נוהגין. יש שכתבו שנהגו ללבוש בגדים לבנים ונקיים ביוה"כ דוגמת מלאכי השרת וכן נוהגין ללבוש הקיטל שהוא לבן ונקי גם הוא בגד מתים ועי"ז לב האדם נכנע ונשבר (ד"ע מהגהות מיימוני פ"ז דשביתת עשור):

On a coutume, en tout lieu, d’augmenter les lumières dans les batei knesset et d’étendre de beaux tissus dans le beit haknesset. (Rema : On a coutume que chaque homme, grand ou petit, se fasse une lumière ; aussi une lumière de l’âme pour son père et sa mère défunts. Cela est bon, et quelques maîtres l’ont écrit. Si ces lumières s’éteignent à Yom Kippour, on ne dira pas à un non-Juif de les rallumer. Celui dont la lumière s’est éteinte à Yom Kippour la rallumera à la sortie de Yom Kippour, et on ne l’éteindra plus : on la laissera brûler jusqu’au bout ; il prendra aussi sur lui que, tous les jours de sa vie, on n’éteigne pas, à la sortie de Yom Kippour, sa lumière, ni lui ni un autre. Certains disent qu’il faut dresser les tables à Yom Kippour comme le Chabbat, et ainsi l’on pratique. Certains ont écrit que l’on a coutume de porter des vêtements blancs et propres à Yom Kippour, à l’image des anges du service ; et l’on a coutume de porter le kitel, qui est blanc et propre, et qui est aussi un vêtement des morts : par là le cœur de l’homme s’humilie et se brise.)