שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 616

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · À partir de quand les petits commencent à jeûner
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Éducation progressive dès neuf ou dix ans ; à onze ans jeûne rabbinique selon le texte ; majorité à douze ou treize ans avec deux poils.

SUJETÀ partir de quand les petits commencent à jeûner
À FAIRETout-petits
permis en tout cela, hors la chaussure de cuir, à laquelle on ne tient pas tant s’ils ne chaussent pas
À FAIREÉducation par heures
petit en bonne santé de neuf ans révolus et enfant de dix ans révolus : s’il mangeait à la deuxième heure, on le nourrit à la troisième, et ainsi de suite selon sa force ; de même pour une petite fille en bonne santé
À FAIREOnze ans
un enfant de onze ans, mâle ou femelle, jeûne et achève le jeûne de par les scribes, afin de les éduquer à la mitsva
À ÉVITERMoins de neuf ans
on ne le fait pas jeûner à Yom Kippour, afin qu’il n’en vienne pas au danger
OUIÂge de Torah avec deux poils
fille de douze ans et un jour et garçon de treize ans et un jour qui ont poussé deux poils : comme des grands, achèvent de par la Torah
NONSans deux poils
ils sont encore petits et n’achèvent que de par les scribes
REMAPermis de dire à un non-Juif de les laver et de les oindre ; les nourrir, même de ses propres mains, est permis. Partout où on l’éduque pour la nourriture, on l’éduque pour le lavage et l’onction.
REMACertains disent qu’à onze ans ils n’ont pas du tout à achever de par les rabbins ; on peut s’appuyer sur eux pour un garçon maigre et pas assez fort. Moins de neuf ans qui veut se montrer rigoureux : on l’en empêche. À l’âge de Torah, même tendre et maigre, il doit achever, car l’on craint que les poils ne soient tombés.
Avant neuf ans on n’impose aucun jeûne. De neuf-dix ans on éduque par heures ; à onze ans les scribes font achever, sauf avis plus souple du Rema pour un enfant faible. Dès douze ou treize ans et un jour avec deux poils, le jeûne est de Torah ; sans poils, encore de scribes.

Glossaire

hinoukh
éducation progressive de l’enfant aux mitsvot
divrei soferim
prescription d’origine scribale, rabbinique
shetei searot
deux poils, signe de puberté légale
hashlama
achever le jeûne jusqu’au bout

התינוקו' מותרים בכל אלו חוץ מנעילת הסנדל שאין חוששים כל כך אם לא ינעלו: הגה ומותר לומר לעכו"ם לרחצן ולסוכן אבל להאכילם אפי' בידים שרי. (טור):

Les tout-petits sont permis en tout cela, hors la chaussure de cuir, à laquelle on ne tient pas tant s’ils ne chaussent pas. (Rema : Il est permis de dire à un non-Juif de les laver et de les oindre ; mais les nourrir, même de ses propres mains, est permis.)

קטן (הבריא) בן תשע שנים שלימו' ובן עשר שנים שלימו' מחנכין אותו לשעו' כיצד היה רגיל לאכול בב' שעו' ביום מאכילין אותו בשלש היה רגיל לאכול בג' מאכילין אותו בד' לפי כח הבן מוסיפין לענו' אותו בשעו' (וה"ה לקטנה הבריאה) (טור) בן י"א בין זכר בין נקבה מתענים ומשלימי' מדברי סופרים כדי לחנכן במצו': הגה וי"א שאינן צריכים להשלים מדרבנן כלל (ר"ן וא"ז ובהגהות מיימוני בשם ה"ג ורוקח ורא"ם) ויש לסמוך עלייהו בנער שהוא כחוש ואינו חזק להתענות (תרומת הדשן סימן קנ"ה) וכל מקום שמחנכין אותו באכילה מחנכין אותו ברחיצה וסיכה. (טור) בת י"ב ויום אחד ובן י"ג ויום אחד שהביאו שתי שערו' הרי הם כגדולים לכל מצו' ומשלימים מן התורה אבל אם לא הביאו שתי שערו' עדיין קטנים הם ואין משלימין אלא מדברי סופרים: הגה ואפי' הוא רך וכחוש צריך להשלים דחיישי' שמא נשרו השערות (תרומת הדשן סי' קנ"ה) קטן שהוא פחות מבן תשע אין מענין אותו ביום כפור כדי שלא יבא לידי סכנה הגה אפי' אם רוצה להחמיר על עצמו מוחין בידו (כל בו):

Un petit en bonne santé âgé de neuf ans révolus et un enfant de dix ans révolus, on les éduque aux heures. Comment ? S’il avait l’habitude de manger à la deuxième heure du jour, on le nourrit à la troisième ; s’il avait l’habitude de manger à la troisième, on le nourrit à la quatrième : selon la force de l’enfant, on ajoute à le faire jeûner par heures. Il en va de même pour une petite fille en bonne santé. Un enfant de onze ans, mâle ou femelle, jeûne et achève le jeûne de par les scribes, afin de les éduquer à la mitsva. (Rema : Certains disent qu’ils n’ont pas du tout à achever de par les rabbins. On peut s’appuyer sur eux pour un garçon maigre et qui n’est pas assez fort pour jeûner. Partout où on l’éduque pour la nourriture, on l’éduque pour le lavage et l’onction.) Une fille de douze ans et un jour et un garçon de treize ans et un jour qui ont poussé deux poils sont comme des grands pour toute mitsva et achèvent le jeûne de par la Torah. Mais s’ils n’ont pas poussé deux poils, ils sont encore petits et n’achèvent que de par les scribes. (Rema : Même s’il est tendre et maigre, il doit achever, car l’on craint que les poils ne soient tombés.) Un petit de moins de neuf ans, on ne le fait pas jeûner à Yom Kippour, afin qu’il n’en vienne pas au danger. (Rema : Même s’il veut se montrer rigoureux envers lui-même, on l’en empêche.)