שולחן ערוך, אורח חיים

Choulhan Aroukh — Orah Haim, siman 692

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Lois de la berakha de la Meguila
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Trois berakhot avant la lecture ; Chéhéhèyanou surtout la nuit. Ne pas parler pendant la lecture. Un anos peut entendre dès plag hamin'ha.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETBerakhot de la Meguila
À FAIREAvant la lecture
Trois berakhot : על מקרא מגילה, שעשה נסים et שהחיינו. Le jour, on ne répète pas שהחיינו.
À FAIREAprès la lecture
Usage de bénir הרב את ריבנו. Sans berakha avant ni après, on s’est quand même acquitté.
À FAIREAcquitter un autre
Même déjà acquitté, on bénit pour acquitter un autre.
À FAIREUn peu contraint
Qui ne peut aller au beit haknesset et pour qui attendre l’assemblée à jeun est pénible peut entendre la lecture de jour dès plag hamin’ha.
À ÉVITERParler pendant la lecture
On ne parlera pas pendant qu’on la lit.
OUIOubli des berakhot
Ni avant ni après : l’obligation de lecture est quand même remplie.
NONManger avant d’entendre
Interdit d’après le Rema, même si le jeûne est pénible.
REMACertains disent que même le jour on dit שהחיינו ; ainsi on pratique dans ces pays. L’un peut bénir et l’autre lire. Usage de dire אשר הניא la nuit, pas le jour. On ne bénit après qu’au tsibbour. Interdit de manger avant d’avoir entendu la Meguila, même si le jeûne est pénible.
On bénit trois fois avant la lecture ; la berakha d’après n’est qu’un usage et n’empêche pas de s’acquitter. On ne parle pas pendant la lecture et, selon le Rema, on ne mange pas avant de l’avoir entendue.

Glossaire

שהחיינו
Chéhéhèyanou
שעשה נסים
qui a fait des miracles
הרב את ריבנו
berakha après la Meguila
אשר הניא
Acher héni, poème de la nuit
אנוס
anos, contraint
פלג המנחה
plag hamin'ha, une heure et quart avant la nuit

הקורא את המגילה מברך לפניה שלש ברכו' על מקרא מגילה ושעשה נסים ושהחיינו וביום אינו חוזר ומברך שהחיינו: הגה וי"א אף ביום מברך שהחיינו [טור בשם ר"ת והרא"ש והמגיד] [וכן נוהגין בכל מדינות אלו ואחד יכול לברך ושני קורא] [הגהות אשירי פ"ב] ולאחריה נוהגים לברך הרב את ריבנו וכו' אם לא בירך לא לפניה ולא לאחריה יצא: הגה ונהגו לומר בלילה אשר הניא אבל לא ביום [כל בו וב"י בשם א"ח] ואין לברך אחריה אלא בצבור:

Celui qui lit la Meguila bénit avant elle trois berakhot : על מקרא מגילה, שעשה נסים et שהחיינו. Le jour, on ne répète pas שהחיינו. (Rema : Certains disent que même le jour on bénit שהחיינו. Ainsi on pratique dans tous ces pays. L'un peut bénir et l'autre lire.) Après elle, on a l'usage de bénir הרב את ריבנו etc. Si l'on n'a béni ni avant ni après, on s'est acquitté. (Rema : On a l'usage de dire la nuit אשר הניא, mais non le jour. On ne bénit après elle qu'au tsibbour.)

אין לשוח בעוד שקורין אותה:

On ne parlera pas pendant qu'on la lit.

אע"פ שיצא כבר מברך להוציא את אחר י"ח:

Même si l'on s'est déjà acquitté, on bénit pour acquitter un autre.

מי שהוא אנוס קצת ואינו יכול לילך לבהכנ"ס וצריך להמתין עד אחר שקראו הקהל וקשה עליו לישב בתעני' כל כך יכול לשמוע קריאתה מבעוד יום מפלג המנחה ולמעלה: הגה אבל אסור לאכול קודם שישמע קריאת המגילה אפי' התענית קשה עליו (תה"ד סי' ק"ט):

Celui qui est un peu anos (contraint) et ne peut aller au beit haknesset, et doit attendre que l'assemblée ait lu, et qu'il lui est pénible de rester à jeun si longtemps, peut entendre la lecture de jour encore, à partir de plag hamin'ha et au-delà. (Rema : Mais il est interdit de manger avant d'avoir entendu la lecture de la Meguila, même si le jeûne lui est pénible.)